SCÈNE IV
Les Mêmes, SAVOURETTE, GONTRAN.
GONTRAN, à Savourette, qui entre malgré lui.
Je vous répète que monsieur n'est pas visible.
SAVOURETTE, S9ns se déconcerter.
Annoncez-moi toujours, Eugène Savourette, le nouveau propriétaire.
GONTRAN
Ces dames et monsieur, qui sont des parents, n'ont pas été reçus.
MADAME PONTAUBERT, vivement.
Nous n'avons pas demandé à voir notre cousin, nous respectons trop ses habitudes.
SAVOURETTE, après avoir salué, à Contran.
Le nouveau propriétaire de l'immeuble.
GONTRAN
Monsieur veut-il que je compromette ma position?
SAVOURETTE.
Consultez M. Brichanteau.
GONTRAN, se dirigeant vers le fumoir.
Il sera furieux.
MADAME PONTAUBERT, vivement.
Nous partons.
PONTAUBERT.
Ton ombrelle!
MADAME PONTAUBERT, bas, en le retenant.
Je la laisse exprès pour avoir l'occasion de revenir la demander. Il faut faire causer ce valet de chambre.
SAVOURETTE, examinant le tableau que regarde Léonide arec attention.
La belle Hélène et le berger Paris? Je les ai vus aux
Variétés.
LÉONIDE, gravement.
Non, monsieur, c'est Cléopâtre avec Marc-Antoine... (Récitant.) qui oublie, dans les plaisirs et la volupté, sa femme Octavie, sœur d'Auguste.
SAVOURETTE.
Ah!
MADAME PONTAUBERT, avec orgueil.
Ma fille, élève du Lycée de Toulouse.
SAVOURETTE, saluant.
Mes compliments!
PONTAUBERT, entre ses dents.
11 n*y a pas de quoi.
Contran est entré dans le fumoir. Ponlaubert, madame Pontaubeit et Léonide soilenl. li s qu'il e~t seul, Savourette examine les murs, la fenêtre et le plafond.