‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 4)Chapitre 244 sur 324 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

MERLL'SSAC.

Marquise! Permettez qu'on vous baise la main.

G A UTRU .

Eh! c'est Mi ton. — Bonjour.

MERLU S SAC.

Bonjour, taquin.

A la marquise.

Compatissez, de grâce, à mon chagrin.

GAUTRU, poussant un soupir.

Ah!

MERLUSSAC.

Je viens de perdre un quart d'heure.

GAUTRU, de même.

Ah!

MERLUSSAC.

J'accourais; un étourneau, Voulant me saluer trop poliment, m'effleure De la plume de son chapeau.

GAUTRU, l'imitant et l'admirant.

De son chapeau.

MERLUSSAC .

Comment tolérer cette offense?

GAUTRU.

Comment?

MERLUSSAC .

Je metsl'épée au vent et cadédis!...

GAUTRU .

Pif, paf.

MERLUSSAC.

Mais retenu par les nouveaux édits,

J'usai de clémence, ,1e balafrai le fat... qui se bat bien, d'ailleurs.

En des temps meilleurs, Je l'aurais transpercé comme une poire mûre.

gautru .

Vlan.

MERLUSSAC, galamment.

Trop heureux, en ce beau jour, De donner à ma future Cette faible preuve d'amour.

GAUTRU, se retournant vers la marquise.

Car nous pouvons nous déclarer, marquise?

LA MARQl'ISE, très embarrassée.

Certes. — Vous remarquez peut-être, avec surprise, Que ces chères enfants ont des airs empruntés.

C'est la peur qui les paralyse, Je veux dire : la joie... et le...

MERLUSSAC.

Vous nous flattez.

GATT RU .

Adorable candeur!

MERLUSSAC .

Timidité charmante!

gautru .

Aimable maintien !

MERLUSSAC.

Je sens que mon amour augmente.

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