ACTE PREMIER
MERLL'SSAC.
Marquise! Permettez qu'on vous baise la main.
G A UTRU .
Eh! c'est Mi ton. — Bonjour.
MERLU S SAC.
Bonjour, taquin.
A la marquise.
Compatissez, de grâce, à mon chagrin.
GAUTRU, poussant un soupir.
Ah!
MERLUSSAC.
Je viens de perdre un quart d'heure.
GAUTRU, de même.
Ah!
MERLUSSAC.
J'accourais; un étourneau, Voulant me saluer trop poliment, m'effleure De la plume de son chapeau.
GAUTRU, l'imitant et l'admirant.
De son chapeau.
MERLUSSAC .
Comment tolérer cette offense?
GAUTRU.
Comment?
MERLUSSAC .
Je metsl'épée au vent et cadédis!...
GAUTRU .
Pif, paf.
MERLUSSAC.
Mais retenu par les nouveaux édits,
J'usai de clémence, ,1e balafrai le fat... qui se bat bien, d'ailleurs.
En des temps meilleurs, Je l'aurais transpercé comme une poire mûre.
gautru .
Vlan.
MERLUSSAC, galamment.
Trop heureux, en ce beau jour, De donner à ma future Cette faible preuve d'amour.
GAUTRU, se retournant vers la marquise.
Car nous pouvons nous déclarer, marquise?
LA MARQl'ISE, très embarrassée.
Certes. — Vous remarquez peut-être, avec surprise, Que ces chères enfants ont des airs empruntés.
C'est la peur qui les paralyse, Je veux dire : la joie... et le...
MERLUSSAC.
Vous nous flattez.
GATT RU .
Adorable candeur!
MERLUSSAC .
Timidité charmante!
gautru .
Aimable maintien !
MERLUSSAC.
Je sens que mon amour augmente.