‹ Théâtre complet [de] Edmond GondinetChapitre 116 sur 352 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LA BARONNE

Pauvre enfant ! Elle est charmante, elle a une grande fortune, elle est jolie, mais sa santé...

Christiane se porte bien quand elle est contente.

13RIAC.

C'est un peu vrai.

N'est-ce pas plutôt qu'elle tient de sa mère, qui était très délicate et qui est morte en lui donnant le jour, après trois mois de souffrances cruelles? Voilà, du moins, ce que l'on m'a raconté.

ADRIENNE

Et puis elle a un père si sévère, si glacial.

.Je vous assure, mademoiselle, que M. Maubray est excellent.

ADRIENNE

Excellent, si vous voulez. Mais je suis bien sûre que Christiane ne l'a pas trouvé plus tendre à son retour. Elle ne vous l'a pas dit?

BRIAC

Je ne l'ai vue qu'un instant. J'avais mon rendez-vous avec Robert.

Il se lève en enlemlant ouvrir la porte ilc la galerie. LA BARONNE, à Adrienne.

Est-ce qu'on songerait pour Christiane?...

ADRIENNE

A M. de Briac? Oh! ma mère! Dès qu'on le voit, on a de l'amitié pour lui; comment voulez-vous qu'on l'aime?

ROBERT, de la porte de la galerie.

Je te fais attendre?

BRIAC

C'était son mot.

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