‹ Théâtre complet [de] Edmond GondinetChapitre 216 sur 352 · ACTE QUATRIÈME 2Ç · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME 2Ç

ROBERT

Elle!

MA L; BRAY, reinontunU

Il semble qu'il n'y ait que vous qui nyvz sdulU ri 1

Je ne vous brave pas, je ne lutte pas, je m'humilie; je ne demande plus rien, rien que la savoir heureuse ; je vous implore, je vous supplie d'avoir pitié d'elle.

Vos prières ne sont pour moi que des outrages.

ROBERT

Vous me voyez suppliant, à vos genoux. Vous comprenez bien que je suis prêt à tout pour lui épargner une souffrance, que je ne reculerai (le\anl rien ; vous de\inez bien comment je l'aime.

Elle m'appartient, et rien au monde ne peut taire qu'elle ne m'appartienne pas.

ROBERT

Eh bien, je la veux ! — Je veux qu'elle soit heureuse, je veux qu'elle vive ! Elle ^ivra. Je sais bien que je lui ferai tout oublier à force de tendresse. — Je vous demandais d'avoir pitié d'elle. — Est-ce de la pitié qu'il lui faut ? Je l'ai vue tout à l'heure, ici, chez moi. Elle a pleuré, et je suis resté calme et je n'ai été qu'un indifférent. — Et je vous implore et je vous supplie ! — Pourquoi donc ? Est-ce qu'un autre que moi saurait aimer ma lille? Je la veux! Ne me parlez pas de vos droits. Est-ce que je les reconnais ? Est-ce que vous viendrez me la disputer, quand je lui dirai : Tu es à moi ! tu es ma fille !

Vous oseriez !...

ChrisUane, attirée par le bruit, entre vivement par la porte rie la bibliothèque, et ses jeux s'arrêtent avec élonnement sur Maubray et sur Robert.

292 CHRISTIANE

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