AGATHE, FLORENTIN, OCTAVE
FLORENTIN, entrant.
On va partir pour la mairie.
0 C T A V E , brusquement ■
C'est bien, brosse mon habit noir.
Florentin prend l'hahit et entre dans la pièce à droite. OCTAVE, À Agathe.
Hector est invité.
AGATHE, embarrassée.
Mais...
OCTAVE
Tu vas le revoir.
Je ne m'étonne plus de ta coquetterie.
FLORENTIN, de la porte de la chambre*.
La voiture d'honneur est déjà dans la cour.
OCTAVE
Ce n'est pas lui, le fut. qui se marie ! Qu'a-t-il besoin de dot ! — Il te parlait d"nmour, Tu l'écoutais attendrie ; Il effleurait tes cheveux.
Et, dans sa main pressant une main qu'on oublie, Il s'enivrait de tes premiers aveux.
Que tu devais être jolie !
AGATHE, avec reproche.
Oh 1 mon cousin, vous méjugez bien mal !
OCTAVE
•le ne sais plus où j'ai la tète, .l'en veux à ce hussard d'avoir fait ta conquête. Poinffnni ? Ce n'est pas mon rival.
Kliirenlin réparai! avic l'iialiil l'I le rliapcaii. • Agallie, Ouliivc, Klnroiiliii.
SGKNE ONZIÈME 523
Tu vois {{uc ma noce esl pi'(Hc.
Adieu... Ma fiancée attend.
Il passe sou liabit, AGATHE, l'a >:iiit un ciïorl sur clle-iiièna'.
Si VOUS no l'aimiez pas pourtant ?
Ne pas l'aimer !... Je l'adore, .le r(''pouse d'ailleurs et c'est l'essentiel.
Menant ses ganls.
S'il est encor des gens assez liéiiis du ciel Pour prendre, en un baiser, l'amour qui \ienl u'cclore, Ce n'est pas moi ; je suis un homme ofllciel. Là... Ma tenue est régulière.
Je ne fais pas l'école buissonnièrc
Dans les sentiers fleuris, moi.
Non. — Je vais demander mon bonheur à la Idi.
a sorl.