‹ Théâtre complet [de] Edmond GondinetChapitre 241 sur 352 · A G A T II · texte numérisé non relu

A G A T II

Ce mariage est imitossiblo.

Pourquoi ?

AGATHE, à Fljrcnliii.

Je fais appel à votre dévouement.

Ptompez ce mariage. — Oh ! cela vous étonne. Mais, si nous hésitons, tout sera terminé. On trompe mon cousin.

FLORENTIN, faisant un bond.

Le père est ruiné !

AGATHE

C'est bien pis.

FLORENTIN, effrayé.

Hein!

AGATHE

Camille aime une autre personne.

FLORENTIN, s' essuyant le front.

Oli ! mademoiselle, oh 1 que vous m'avez lait peur !

Un autre ! entendez-vous? — Camille est bien coupable. Vous ne me dites pas que c'est épouvantable 1

F L 0 R E N r 1 N , a\ec calme .

Je cherche à revenir un peu de ma stupeur.

AGATHE

Octave est meilleur qu'on no pense.

Et je le connais aujouiTriuii :

Son air froid, son indiflerence.

C'est son masque, ce n'est pas lui.

Il a tout ce qu'il faut pour plaire.

Avec Camille il sera malheureux. On va les marier ; le temps presse, que faire ?

FLORENTIN

Mademoiselle, allez prier pour eux.

AGATHE

.Jamais! — C'est mon cousin que Ion donne en spectacle. Je veux le sauver à tout prix.

A Florentin.

Camille en aime un autre! a\ez-vous bien compris?

FLORENTIN

Oh! très bien. — Seulement, ce n'est pas un obstacle.

AGATHE

Pas un obstacle? Alors, que fond rail -il?

FLORENTIN

Monsieur ne court aucun péril;

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