SCÈNE TREIZIEME
OCTAVE
Je serai généreux, Je vois ce qui te désespère.
Il se met à une table et écrit.
AGATHE, le ri'parilant avec étonnement.
Vous écrivez ?
0<;TAVE, continuant.
A mon oncle.
A mon père ?
OCTAVE
Et je plaide ta cause en termes chaleureux.
AGATHE, s'flpseyant en face rie lui.
Ma cause ?
OCTAVE
Je lui dis qu'on t'aime.
AGATHE
Vous écrivez cela ?
OCTAVE
Pour le bien disposer ; Et M. de Galars, lundi, viendra lui-même Solliciter ta main, qu'on ne peut refuser.
Prenant une outre feuille de papier.
Cette lettre est pour lui.
AGATH E, interdite.
Mais je...
OCTAVE, écrivant ►
« Samedi douze... »
Tu te promèneras gaîment sur la pelouse,
Pour voir fleurir les boutons d'or.
Tu t'appuieras, charmt''e, au bras de ton Hector ;
C'est très permis, puisqu'il t'épouse.
AGATHE, arrachant la lettre.
Mais je ne veux pas l'épouser.
OCTAVE, la rcgarilanl avec surprise.
Tu ne veux pas?
AGATHE, avec énergie.
Non. non.
UCTA VK. av.'C ironie.
iNint-il te l'imposer?
AOATIIi:.
Mon cousin, je veux rester tille.
OCTAVE, se levant.
Et ton honneur! l'honneur de ta fomillel
AGATHE . se levant aussi.
N"insistez pas.
OCTAVE
Voici (le rinipr('vii.
Après la promenade intime.
Quand ce monsieur ni"a l'iiil ((immclli-c nii crime, Qu;ind il te ])lnît !
,Ie n(! l'ai jamais vu.
OCTA VE. slup.-lail.
Comment ?
AGAi n i:.
.Je ne veux plus que l'cnvur se prolonge. .Janiiiisl jiuniiis! jiimiiis! jinmiis!
OCTAVE
Tu me disais que lii rniiiiiiis.
Je vous mentais.
OCTAVE
Kl hi Ici Ire?
Un mensonge.
Vivenienl.
Ne cherchez pas, vous n'y comprendi-ez rien.