‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 120 sur 320 · ACTE DEUXIÈME. 2î · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME. 2î

PRÉVENQUIÉRE. ,

Jacqaes Bartet. Pauvre jeune homme ! Il est resté là-bas !

Avec la tête tranchée ?

PRÉVENQUIÉRE.

Non, il a pu fuir dans la déroute, tandis que Champlion^ dont le cheval avait une jambe cassée d'un coup de mousquet, — quarante d'atout, — restait aux mains des vainqueurs.

OCTAVIE

Quelle déroute? quels vainqueurs ? quels mousquets ? Vous avez une façon de raconter les choses à moitié, qui est insupportable. Si vous voulez faire votre récit de Théramène, faites-le franchement, et laissez là vos cartes.

MADAME RELIER

J'allais marquer le cinq cents.

PRÉVENQUIÉRE, se levant.

Et moi le deux cent cinquante. — Eh bien, Champlion et Bartet étaient arrivés à Wara, au moment où le soudan du Wadaî préparait une expédition contre le Darfour. Il les invita à le suivre. On rencontra l'ennemi devant une rivière nommée la Keïlak; il y eut un combat acharné, où malheureusement les guerriers du Wadaï furent mis en complète déroute et où Champlion fut pris comme je vous l'ai dit. Est-ce clair?

OCTAVIE

Très-clair. Mais que faisaient vos savants pendant la bataille?

PRÉVENQUIÈRB.

Je suppose qu'ils se battaient.

OCTAVIK.

Comme invités ?

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