‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 183 sur 320 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

HORTENSE

Faîtes-moi Thonneur de croire que les affaires ne sont pas dé mon goût; les questions d'intérêt ne me touchent guère et je ne m'en occupe que contrainte et forcée. Je me serais contentée d'écrire à mon notaire, si je n*avais été heureuse de saisir un prétexte pour échapper aux ennuis de la vie mondaine, et pour parcourir cette Bretagne si riche de grands souvenirs.

JEAN

Ahl tenez, madame, vous me faites du bien ! J'aime à vous entendre parler ainsi. Avouez que c'est un beau pays que le nôtre!

HORTENSE

Délicieux ! (Regardant autour d'eUe.) Ce poétique manoir vaudrait à lui seul le voyage ! Cette cour même, avec ses tables et ses bancs rustiques, a une couleur locale!.. Il s'agit d'un baptême ou d'une noce de village?

JEAN

Non, madame, mais il est vrai qu'aujourd'hui tout le domaine est en fête... Et tenez...

Oa entend le biniou dans le loiotaio.

HORTENSE

Qu'est cela ?.

JEAN

Nos métayers qui vont, musique en tête, à la rencontre de mes deux frères.

Ahl VOS frères ne gardent pas toujours le logis comm» roos; ils voyagent?

JEAN

Ils reviennent d'Afrique.

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