‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 305 sur 320 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

GAYERLET, puu BARGE et HENRIETTE.

GAYERLET, bodI.

Brave cœur ! que je reste on non, ce mot me récompense de tout ce que j'ai fait pour toi!

BARGE, entrant parle fond.

Ah ! mon pauvre ami I Voici bien une autre affaire ! Madame Gaverlet n'est pas là?

GAYERLET.

Voulez-vous que je la fasse appeler?

BARGE

Oui. Je n'en peux plus. (Entre Henriette.) J'en ferai one maladie.

513 MADAME CAVËRLET.

CATERLET.

La voici. Qu'y a-t-il donc ?

BARGE, à Henriette.

Il 7 a que votre mari sort de chez moi, qu'il veut vous intenter un procès pour ravoir ses enfants, et qu'il me somme de constater la position dans laquelle vous vivez.

CAVERLET.

Misérable !

BARGE

Hélas! non, mon ami, ce n*est pas un misérable. Je me connais en hommes. Celui-là a pu être léger, très-léger, mais il n*est pas mauvais. La preuve, c'est qu'avant de pousser les choses à l'extrême rigueur, il m'a permis de faire auprès de vous une dernière tentative de conciliation.

HENRIETTE, irooique.

Permis ou demandé ?

BARGE

Peu importe 1 Au nom du ciel, ma chère dame, ne laissez pas entamer ce procès. Acceptez la réhabilitation qu'il vous offre si généreusement, j'ose le dire.

HENRIETTE

Si généreusement? Savez-vous pourquoi il veut me forcer à réintégrer le domicile conjugal? Parce que je viens d'hériter.

BARGé, stupéfait.

Non?

CAVERLET.

C'est la vérité.

HENRIETTE

Aussi Henri que j'ai pris pour juge ne veut-il pas que j'accepte la proposition si magnanime...

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