‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 306 sur 320 · BAB6É · texte numérisé non relu

BAB6É

Eh bien, en voilà un qui m*a trompé... C'est le premier.

HENRIETTE

Consolez-vous. Il en a trompé bien d'autres.

CAVERLET.

Et rassHrez-vous : ce procès n'aura pas lieu.

HENRIETTE

Nous achèterons le désistement de M. Merson.

BARGE, tiès-froid.

De l'argent à ce misérable? Pas un ronge liard! Je m'y oppose! Le procès dont il vous menace n'est qu'un chantage; si vous chantez une première fois, il vous faudra chanter toujours, jusqu'à complète extinction de voix.

HENRIETTE

Nous n'avons pas d'autre moyen de lui échapper.

BARGE

Si fait... il y en a un... douloureux... mais qui est d'ailleurs une nécessité de votre situation. Ce procès n'a d'autre base que votre cohabitation ; or vous êtes dès maintenant forcés à vous séparer...

HENRIETTE

Nous séparer ? ah ! plutôt cent fois lui abandonner cet hélitage maudit !

BARGE

Parbleu ! si vous pouviez à ce prix sauver votre bonheur, je vous dirais : Donnez tçut... et le reste avec! — Mais vous ruineriez vos enfants, sans rien sauver. La situation est perdue par le fait seul que Henri la connaît, (a Coreriot.) Soyons de bon compte : ce jeune homme ne peut plus vivre sous le môme toit que sa mère et vous.

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