‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 43 sur 320 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LEA, pnis ADOLPHE, menant da fond.

LÉA, se tordàùt les maina.

Pas même le passé!

Se retoornant et apereerant Adelphe tat la po^ta.

Vous, monsieur, tons?

ADOLPHE, très-respectaeux.

Moi-même, Madame ; pardonnez le piteux stratagème Auquel votre rigueur réduit un malheureux D'autant plus maltraité, d'autant plus amoureulf.

LÉA

Je vous ai donné droit de mépris, non d'insulte... Sortez 1

ADOLPHE

Moi, du mépris! dites plutôt un culte!

Je venais...

LÉA

Pas un mot. Sortez 1

Mais...

Àc:tK TROISIEME.

Sortez doDc !

Votre prôsened est seule un outrage !

ADOLPHE

Pardon,

Mais je venais tous faire une offre...

LÉA

Que m'importe I Sortez!,., j'ai bien le droit de vous fermer ma porte!

Adolphe «Dtr'oaTre la porto ponr sortir ; Léa redescend en leène. ADOLPHE) sur la porte, timidement.

;' Je venais demander votre main.

LÉA

Ma main? Vous!

ADOLPHE y descendant peu àpen en scène. \

Oui, mon plus eher âésil" est d*étre votre épout. Si je me borne là croyez-le bien, c'est faute D'une marque d'amour et de respect plus hante. — Des larmes?

Laissez-les couler... Je me détends!

J'ai tant souffert, monsieur^ et depuis si longtemps! Les choses et les gens, tout me blesse ou me froisse^ Tout frappe de concert sur ma secrète angoisse, Et j'avais grand besoin qu'il me tombât du ciel Une trêve d'une heure à cet état cruel, "X ^,

Et qu'un peu de respect, un peu de sympathie \ Me vint, dans ma détresse, ainsi qu'une amnistie. / Ah ! si je l'attendais de quelqu'an ici-bas, Ce n'était pas de vous.

PAUL FORESTtEK.

ADOLPHE

Vous appartiens-je pas?

En vous offrant mon nom, madame, avec ma yio...

LÉÂ.

Je ne puis accepter, mais je vous remercie.

ADOLPHE

Hein? vous refusez?

LÉA

Oui.

ADOLPHE

Je reste confondu, Et je... Voyons, voyons, pas de malentendu : Vous m'aimez... vous m'aimez, madame, et je vous jure Que jamais d'en douter je ne vous fis l'injure; Vous ne pouvez non plus douter de mon amour Dont je vous donne un gage éclatant à mon tour ; Et, quand vous dépendez de vous-même et non d'autre, Vous faites d'un seul mot mon malheur... et le vôtre I

LÉA

Ne m'interrogez pas.

ADOLPHE) fluppluDt.

Il semble que pourtant Ma curiosité n'a rien d'exorbitant, Et que la question est assez capitale... Que dis-je, capitale? elle est assez vitale... Vitale, je dis bien, le mot n'est pas trop fort, Il ne s'agit pas moins que d'un arrêt...

LÉA

De mon»

ADOLPHE

Mdfoi!... N'en parlons pas, madame, à l'étourdie.

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