‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 94 sur 320 · SAINTE-AGATHE, MADAME BÉLIER · texte numérisé non relu

SAINTE-AGATHE, MADAME BÉLIER

SAINTE-AGATHE

n me semble que mon élève n'est pas très-bien dans les papiers de sa cousine.

MADAME HÉLIER

Elle a horreur de ce qu'elle appelle les cafards.

SAINTE-AGATHE, assis près de la table da milieu.

Vous n'avez donc pas su lui faire comprendre que ce jeune homme timide et discipliné est justement le mari qui con-^ vient à une indépendante comme elle?

MADAME HÉLIBRé

Renoncez à ce mariage-là, croyez-moi.

SAINTE-AGATHE

C'est-à-dire que vous ne voulez pas nous servir?

Qui, nous? Pourquoi vous mettez-voss de la partie? Quel intérêt avez-vous là dedans î

YI. 16

m LIONS ET RENARDS.

SAIICTB-A&àTHB.

Llntêr$t ^e je porte à Adhémar et à sa famille, tout sim* plement.

mâdahb hélibr.

Tout simplement? Vous me crojez aussi trop simple, mon très-honoré frère. Vous n^avez aucune affection pour Adhémar ni pour personne, tous le savez bien, et moi aussi.

8AINTE-AGATHB.

Pour personne? Ingrate I

MADAHB HÉLIER.

Taratata! Croyez-vous que jersois votre dupe? Vous m'avez placée ici parce qu'il vous fallait un instrument auprès de mademoiselle de Birague, voilà tout.

SAINTE-AGATHE

Vous me faites beaucoup de peine, Herminie.

MADAHB HÉLIBR.

Et par quelle influence mystérieuse avez-vous pu me faire entrer ici, je vous prie?

SAINTB-^AGATHB.

Par quelle influence? mais vous le savez bien : par le directeur de la comtesse de Prévenquière, qui est mon ancien ami.

MADAHB HÉLIBR.

Oui, Tabbé Poirel, de la Société de Jésui.

SAlMTB-AaATHB.

Ëh bien?

MADAHB MÉLIBR.

Ëh bien, je vous dis que vous êtes de robe courte, et qu'en tout ceci vous obéissez à des ordres sapérieors.

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