‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 100 sur 291 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

MONTRICHARD

Comment se porteot madame la marquise c^ mademoiselle Geneyiève?

LA MARQUISB.

Mieux, monsieur, je vous remercie... — Avez-Tons lu rot îournaux, mon ami?

LE MARQUIS

Oui, ma chère, et je suis à vos ordres.

GENEVIÈVE

û n'y a pas de nouvelles de Turquie, grand-père?

LE MARQOIS.

Non, mon enfant.

MONTRICHARD

Vous vous intéressez à la guerre, mademoiselle?

GENEVIÈVE

Oh! je voudrais être un homme pour 7 aller.

LA MARQUISE

Taisez'vous, petite folle.

GENEVIÈVE

Je ne suis pas poltronne; je tiens cela de vous, grand'naman ; vous ne pouvez pas m'en vouloir.

LA MARQUISB, loi doDoant une petite tape BorUjoae et m retonrntDt rert

800 mari.

Voulez- VOUS venir à la source, Tancrède? C'est l'heure.

LE MARQUIS

Allons, (aoz jeunes gent.) Nous sommes Ici pour les eaux, nous autres invalides... Prenez mon bras, marquise ; marche] devant, petite fille. (Bas, à la marquise.) As-tu mieux dormi?

LA MARQUISE, de mtost.

Presque bien, et toi?

LE MARQUIS

Moi aussi.

lU sortent. — Montxiehard les «coompagae et se dirige rers le food.

SGEiNE III.

MONTRIGHARD, BAUDËL.

BAUDBL, à MoDtrichard.

Je suis ravi, monsieur, d'avoir eu riionneur de faire votro connaissance.

MONT RICHARD, se retournant.

Quand donc ai-je eu cet honneur, monsieur?

BAUDBL.

Mais... là... tout à l'heure.

MONTRIGHARD.

Pour quelques mots échangés? Diantre! vous êtes prompt connaisseur.

BAUDBL.

Voilà longtemps que je vous connais de réputation, et que j'ai un ardent désir d'être de vos amis...

MONTRIGHARD.

Vous êtes bien bon ; mais, quoique mon amitié ne soit pas le temple de l'étiquette, encore n'y entre-t-on pas sans se faire annoncer 1 (a part.) Quel est cet olibrius?

BAUDBL, salaaat.

Anatole de Beauséjour...

HONTRICBARD.

Chevalier de Malte?

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