‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 103 sur 291 · B AU DEL · texte numérisé non relu

B AU DEL

Oh ! c'est fort simple ; je voudrais.,,

MONTRICHÀRD*

Quoi ?

BÀUDBL.

Diable ! ce n*est pas aussi simple qu'il me semblait d'abord.

MONTRICHARD

Je suis très-intelligent.

BAUDEL.

Monsieur, j'ai cent vingt-trois mille livres de rente.

MONTRICHARD

Vous êtes bien heureux !

BAUDEL.

Eh bien, non; j'ai reçu une éducation de gentleman, j'ai tous les instincts aristocratiques ; ma fortune, mon édacation m'appellent dans les sphères brillantes du monde...

MONTRICHARD

lEt votre naissance vous en repousse.

BAUDEL.

Précisément. Chaque fois que je frappe à la porte, on m la ferme au nez. Pour entrer et pour me maintenir, il fau drait me battre une dizaine de fois. Or, je ne suis pas plu lâche qu'un autre, mais j'ai, comme je vous le disais, cen vingt-trois mille raisons de tenir à la vic^ et mon adversaire n'en aurait, la plupart du temps, que trente ou quarante mille tout au plus ; la partie ne saurait donc être égale.

MONTRICHARD

Je comprends ; vous voulez faire vos preuves une ioU pour toutes, et vous vous adressez à moi.

BAUDEL.

Vous 7 ètes«

Page 1