ACTE DëUXIÈMS
HAMiGNON.
La démarche, mon cher, dont vous m*avez requis. Je quitte mon cousin ; il vous est tout acquis
PHILIPPE
Je reconnais bien là vos bontés ordinaires.
MAHIGNON.
Seulement, il doit compte à ses actionnaires. « Le choix d'un avocat touche à trop d'intérêts Pour que la faveur seule en fasse tous les frais, M'a-t-il dit, et j'attends que ton protégé plaide Un procès dont l'éclat ici me vienne en aide. »
PHILIPPE
Et le procès scabreux que m'a donné Jouiin, Ne l'ai-je pas gagné l'autre jour tout en plein?
HAHIGNON.
II vous a fait honneur au Palais, je n'en doute; Mais il n'est pas de ceux que le public écoute, Car son indifférence est un genre d'huis clos Acquis à tout débat dont l'enjeu n'est pas gros,
PHILIPPE
Que faire?
HAMIGNON.
Adressez-vous à votre Providence, A Jouiin, qui peut seul vous mettre en évidence; Mon cousin m'a promis de réserver vos droits : Il faut quatre avocats, il n'en nomme que trois. Vous n'êtes qu'ajourné.
UATHILDE, à pan.
Le voilà dans sa sphère ne parle pas mal, quand il parle d'affaire.
PHILIPPE, i'atience ! et merci.
Il Ini aerre U mu»
HAUIGNON.
Bah! je suis de loisir, Et les commissions pour moi sont un plaisir.
C'est tont profit : je rends service et le temps passe... Ainsi madame m'a l'autre jour fait la grâce De vouloir le roman nouveau... Donc, le voici.
Il tire nn lirro de n pock*^ MATHILDE.
^ l'avais oublié moi-même. Grand merci.
MAMIGNON.
Il est un peu gaillard.
MATHILDE
Je ne suis pas bégueule..
MAMIGNON, bas.
Vous lirez le dernier chapitre toute seule, Toute seule, il le faut.
MATHILDE, à part.
Pourquoi?
MAMIGNON, à part.
C'est étonnant Comme devant un tiers je suis entreprenant.