‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 34 sur 291 · BARON, aliuit oSbnr h main à k nurgraTS · texte numérisé non relu

BARON, aliuit oSbnr h main à k nurgraTS

Madame la margrare I...

Il h eondoît à ma CanteviL 7RÀNTZ, à Fiédériqw, U eoadniMBt 4 une dM chaiiM.

Quel laxe, ma pauvre enfant ! que c'est grand ! que c'est beau !

Dorothée, la margraTa et le baron preoneot place mr lea faatenila ; FranUf Frédériqaa et Spegel tnr les chaises,

LÀ MARGRAYR.

Maître Gottlieb, nous tous écoutons.

GOTTLIEB, debout devant la tablb en face de l'anditoire, et tirant de aoo

portefeoilie nn pli qn'il loi montre.

Voici le testament de très-haut et très-puissant seigneur Louis-UIrick Sigismond, comte d'Hildesheim. La veille de sa mort, le comte Sigismond Ta déposé lui-même entre mes mains, fermé et scellé de ses armes. — Vous voyez tous que les trois sceaux sont intacts.

SPIEGEL, se scaleyant à moitié.

Ils sont parfaitement intacts. . . tous les quatre.

' LE BABON.

Oui, oni, allez, Gottlieb.

GQTTLIEB, déployant le testament.

Le testament est écrit en entier de la main du testateur : c'est ce que nous autres, ofQciers publics, nous appelons ua leitament olographe.

^ GTE DEUXIÈME. b1

LE BARON

Mais allez donc, Gojttlieb 1... à quoi pensez-voiuf... Vous n'êtes pas ici pour professer le notariat, mon cher.

GOTTLIBB.

Je commence. (Lisant d'an ton solennel, après avoir toussé.) « Ceci

est Texpression libre, pleine et entière de mes dernières volontés. Ayant toujours pensé que la richesse n'était qu'un dépôt entre mes mains... »

Belle âme !

LÀ UÀRGRAYB.

Noble cœur!

GOTTLIEB, lisant.

« Et ne m'étant considéré moi-même que comme le distributeur des bienfaits de la Providence... »

SFIEGEL, à FranU*

Ta vois bien qu'il y en a de bons.

GOTTLIEB, lisant.

• Je désire que Tœuvre de justice et de charité que j'ai poursuivie de mon vivant ne soit pas interrompue par ma mort. »

LA MARGRAVE

Sois tranquille, âme généreuse I

LE BARON

Oui, repose en paix 1

GOTTLIEB, lisant.

« En conséquence : à la margrave de Rosenfeld, ma couline au dix-huitième degré, je lègue en toute jouissance, sa ▼ie durant, et réversible, après sa mort, sur la tête de son aimable fille, une rente de six mille florins.

LA MARGRAVE et DOROTHÉE, selevaDt,

Six mille florins!...

C'est impossible !...

GOTTLIBB.

J'ai parfaitement lu, madame la margrave. (Reiîsuut.] a lue rente de six mille florins. »

LA MARGRAVE

Cest tout?

60TTLIEB.

C*est tout.

DOROTHÉE

Allons-nous-en, maman.

LA MARGRAVE, se rasseyant.

Pas encore.

LE BARON, lui ofTraat on flacon do seUs.

Chère margrave !

SPIEGBL, à Franti et à Frédériqae.

Ah! mais je m'amuse, moi!

LA MARGRAVE, d'un ab aimable.

Continuez, maître Gottlieb.

GOTTLIEB» Usant.

« A mon cousin au dix-neuvième degré, Rodolpiic -Alfred, baron de Berghausen, ancien diplomate, commandeur de Tordre du Saint-Sépulcre, je lègue en toute jouissance une rente viagère de six mille florins... »

LE BARONa •« Ibvvit.

Hein?...

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