‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 35 sur 291 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

GOTTLIBB, r«r>'taot.

« Une rente de six mille florins. »

LB BAR05

. C'est tout ?

GOTTLIEB

Oui, monsieur le baron,

LA MARGBAYE, kl offrut 900 fltcAo de mIi.

Cher baron!

SPIBGEL.

Ah 1 mais je m*amuse beaucoup, moi .

LE BARON

Ah çà! qui donc hérite?... Le chien de monsieur?

GOTTLIEB

Nous allons le savoir. (Lîaant.) c A mademoiselle Frôdérique Wagner... »

FRÉDÉRIQUE, w leyant.

A moi?

* GOTTLIEB, lisant.

« Je laisse ma bague de cornaline, en priant cette honnête et belle personne de la porter en souyenir de moi. »

FRÔDÉRIQUE.

Excellent homme!,. Je la porterai toute ma yie avec respect.

Elle le rassied.

SPIFGBL.

Mais qn*il était gentil, ce comte Sigismond!

GOTTLIEB

Silence I (Lie«Pt.) « A M. Spiegel... »

00 LA PIERRE D£ TOUCHS.

8PIBGEL, M levant.

Présent!

GOTTLIEB, contintuiQt.

« Peintre, demearant à Munich... »

SPIEGEL

Rue des Armuriers, no 9.

GO TT LIEE, conlionant.

« Désirant récompenser son admirable dévouement à son ami Milher... »

SPIEGEL

Quelle idée!

GOTTLIEB, coDtiouant.

« Et lui permettre en même temps de cultiver son art en toute liberté... »

A la bonne heure !

GOTTLIEB

« Pour prix du tableau que je lui ai commandé et qui reste acquis à ma succession, je lègue une somme de quati'evingt mille florins, v

SPIEGEL

Quatre- vingt mille florins I . . •

FRÉDÉRIQUE, m levant et prenant les mains de Spieçel, qne Franta vieiT

féliciter aosd.

Quel bonheur I

SPIEGEL

Brave homme, val brave homme!... *

LE BARON, à lamargr&T«»

Voilà de l'argent bien placé !

▲ CT£D£UXiI*:Mfi. 61

LA MÀRGRAYB. .

Qaene pitié! ^

FRÀNTZ, à Spieg«l*

Ta as de la chance, toi!

SPIEGRL.

Eh bien, Frantz, est-ce que cette fortune n*est pas à nois deux, à nous trois?

GOTÏLIEB.

Silence donc ! je n'ai pas uni. (usant.) « Quant à Frantz Milher, musicien à Munich... comme la musique a été, avec l'amour du bien, l'unique passion de ma vie, et que j'ai reconnu chez ce jeune homme un véritable génie musical... »

SPIBGBL.

Bien!

GOTTIEB.

« Voalant donner à ce génie tout le loisir de se développer... »

SPIEGBL.

Très-bien I

GOTTLIEB

« Ne doutant pas, d'ailleurs, que Frantz Milher ne fasse le la richesse l'usage que j'en ai fait moi-même.. • •

FRANTZ et FRÉDÉRIQUS, seleyant.

Oh! ciel!...

SPIBGBL.

ie réponds de lui I

GOTTLIEB, à Pruta.

Noble jeune homme ! le génie comme la vertu trouve toujours sa récompense ici-bas...

ni. 4

SPIE*GBL.

Achevez, aiais aehevez donc !...

4 GOTTLIEBy achevant de lin.

« C'est lui, c'est Frantz Milher que j'institue mon léga- .aire universel. »

LE BARON

Voilà le bouquet !

II se lève ; la margrave et Dorothée eo fout autant, et tons trois pusneut à gaoche*

FRANTZ

Moil

FRÉDÉRIQUE

Cher Frantz!...

FRANTZ

Spiegel, Frédérique !... Mes amis !... est-ce un rèvc?...

SPIEGEL

C'est ton rêve réalisé !... Tu voulais la richesse, tu l'as.

FRANTZ

Nous l'avons !. .

SPIEGEL

Parbleu!...

FRANTZ

Ah! merci, comte Sigismond I... La richesse... et bienlô* a gloire!...

Plus de leçons, plus de cachets. (En montrant Franti.) Il rendra à rAlIemagne Beethoven et Mozart.

FRANTZ

Tu lui rendras Holbeiu et Albert Durer.

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