SCÈNE ONZIÈME. loi
YERDINET.
Chutl...
MONNERVILLE.
Et comme j'ai horreur du mensonge... je ferai tous mes efforts pour que vous n'ayez pas menti...
VERDINBT.
Plait-il?
MONNERVILLE.
Pré?entez-moi...
YERDINET.
Ah! mais non! permettez 1...
MONNERVILLE, avec meaac«.
Ah! présentez-moi!
YERDINET, intimidé.
Oui... certainement... (aux dames.) Mesdames, permettez* moi de VOUS présenter M. de Monnerville... une station... une connaissance...
MONNERVILLE.
Comment, une connaissance! dites donc un ami... (Passant devant Verdinet.) et UU boU ami... (a Henriette.) VouS mp
le devez, madame...
MADAME DÉSAUBRAI8.
Comment?
HENRIETTE
Je voup do.s mon mari, monsieur?
MONNERVILLE.
Oui, madame. Il y a trois ans, j'ai été assez heureux pour lui sauver la vie.
YERDINET, à part.
Hein?,., qu'est-ce qu'il chante?...
MONNERVILLE.
Il pochait à la ligne... au bord de la Marne.
MADAME DÉSAUBRAIS. riant.
Vous péchez à la ligne?
YERDINET.
Moi?
HENRIETTE
Tu ne m'avais jamais parlé de ce talent-là! Oh! que je voudrais donc te voir avec un grand bâton !
Elle rit.
YERDINET, à part.
11 me rend ridicule, à présent. (Haut.) Je pêche... c'est-àdire...
MONNERVILLE, lui coupant la parole.
Il était sur un train de bois... comme ça... occupé à ne rien prendre... Tout à coup, le pied lui glisse, il disparaît...
HENRIETTE et MADAME DÉSAUBRAIS.
Ahl mon Dieu!
YERDINET.
Mais non.
MONNERVILLB.
Hein?... Vous aviez disparu!... Moi, rêveur au pied d'un