ACTE PREMIER. 2c
per que lui, puisque vous êtes sa femme... tandis que moi...
LOÏSA
Soyez franc! c'est une rupture que vous cherchez?
AGÉNOR
Une rupture? jamais! une simple modification. Le rôle de la femme sur cette terre n'est-il pas de revenir à son mari après l'avoir trompé? Rentrons dans le giron , Loïsa.
LOÏSA
Assez, monsieur. Je sais ce qu'il me reste à faire... je ne survivrai pas à votre lâche abandon, je vous en préviens.
AGÉNOR
Vous dites toujours cela.
LOÎSA.
/ous le croirez peut-être quand je ne serai plus. J'ai dans le chaton de ma bague un poison subtil, celui dans lequel les Indiens trempent leurs flèches. Il m'a été rapporté par don Hernandez, le cousin de mon mari.
AGÉNOR, incrédule.
Ahl ouat!
Ah! ouat?... Adieu, Agénor... adieu.
Elle fait le geste de porter la bagut à ses lèvres. AGÉNOR, l'arrêtant.
Pas de bêtises, Loïsa !
LOÏSA
Je ne comprends que cette façon de rentrer dans la giron, comme vous dites
se LE PRIX MARTIN.
AGÉNOK^
Alors n'y rentrez pas, j'aime mieux ça. (a part.) Avec les femmes romanesques, on n'est jamais suri (Haut.) Gontinuons à nous rouler dans le crime î
LOÏSA
I^OD, monsieur... du moment que vous ne m'aimw plus...
Eille porte la bag^ue à ses lèvres.
ÂGÉ N OR, l'arrêtant de nouveau.
Je vous aime toujours, sacré mille baguettes 1 je vous aime, je vous aime... lai
LOÏSA
Ahl je le savais bien! je retrouve mon beau gentil homme !
AGÉNOR, à part.
Faut-il que je sois bête... d'avoir peur!
LOÎSi.
Alorsy dans «ne heure, rue Paradis?
AGÉNOR
Oui. (a part.) Mon pauvre Martin I
LOÎSA.
J'ai mille choses à vous dire encore.
AGÉNOR, à part.
MiUe!
PIONCEUX, entrant du foii4
Madame, c'est le sauvage.
LOiSÂ.
Quel sauvage?