‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 3)Chapitre 147 sur 348 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

BLANDINET, FRANÇOIS, LAURE, travam«nt.

FBA^yOIS.

Tiens, tu vends des Lyon?... est-ce que la croisa lisse?

iloi? nonl... mais! j'ai besoin de cinquante mille franco

FRANÇOïS.

Ah!

BLASDINBT.

Tai promis de les prêter à un ami...

ÀCTJSÎ PREMIER. -19

FRANÇOIS

Plaît-il?

BLANDINET.

Un vieux camarade...

FRANÇOIS

Ce n'est pas possible! tu deviens fou l...

BLANDINET.

Pourquoi?

FRANÇOIS

Cinquante mille francs... Qu'est-ce que c'est que cet

ami?

BLAKDINET.

Eh bien, c'est... (Voyant Lfture.) Non... je ne peux pas le aommer.

Quelque intrigant, quelque escroc I

BLANDINET.

François I voyons I... tais-toi 1

FRANÇOIS

Te donne-t-il une hypothèque au moins?.;.

BLANDINET.

Puisque je te dis que c'est un ami.«

FRANÇOIS

Tiens, tu m'exaspères avec ton ami!

BLANDINET.

Si tu connaissais sa situation...

FRANÇOIS

i3 n'ai pas besoin de la connaître... je la vois d'ici... ou

sera venu te faire une histoire bien bête, bien épaisse... un quartier de mélodrame... tout cru!... et tu l'as avalé comme une tasse de laitl imbécile, val

BLANDINET.

Ahl mais!

FRANÇOIS

Oui, imbécile! Tu crois tout! tu gobe* toutl tu te laisses gruger par un tas de mendiants !

BLANDINET.

Je ne me laisse gruger par personne... et, qucind il le faut, je suis aussi ferme que toi... ce matin encore, j'ai secoué un locataire ! . .

yHANÇOIS.

Oui, comme tu secouais les ouvrier», qusind nous étions associés à Elbeuf .

BLANDINET.

Eh bien, mais... il me semble que...

FRANÇOIS

J'avais placé sous ta surveillance l'atelier des enfants... comme étsuit le plus facile à conduire...

BLANDINET.

Eh! qu'est-ce que tu veux! ça m'attristait de voir ces pauvres petits travailler dix heures par jour à dévider des

bobines...

FRANÇOIS

Et alors, tu leur disais : « Reposez-vous, mes enfanL:^ ne travaillez pas tant ' . la santé avant tout! v

BLANDINET.

C'est possible!... mais je savais me faire écouter!

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