ACTE DEUXIÈME. Sô
CÉLIMARE.
Je le veux... comme tu voudras!
BOCARDON, étonné, à part.
Mais qu'est-ce qu'il a? (Regardant le papier.) Ticus ! en voilà un qui est gentil... qu'est-ce que ça coûte le rouleau?
COLOMBOT.
Trois francs soixante- quinze.
C'est clans mes prix... Je vous demanderai la permission d'amener ma femme pour le voir.
CÉLIMARE, vivement.
C'est inutile...
BOCARDON.
Pourquoi, inutile?
MADAME COLOMBOT.
Mais nous serons enchantés de faire connaissance avôc madame Bocardon...
CÉLIMARE, à part.
Bon ! elle va l'inviter.
EMMA
Et nous espérons bien lui rendre notre visite...
BOCARDON.
Entre nous, j'y compte un peu.
CÉLIMARE, à paa.
Oui, prends garde de le perdre.
BOCARDON.
Célimare me répétait encore hier : « Je veux que nos femmes se lient. »
60 CELIMARE.
CÉLIMARE.
Âhl permets I. ce c'est toi qui as dit cela.
Est-ce moi?... Après ça, c'est la même chosd...
CÉLIMARE.
La même chose? pas du tout.
BOCARDON.
Pourquoi?
CÉLIMARE.
Dame!.,, tu me fais parler... sans savoir...
BOCARDON.
Tiens, veux-tu que je te dise?... tu n'as jamais aimé m» femme, toi !
CÉLIMARE, remontant.
Ah! par exemple!
BOCARDON.
C'est elle qui me l'a dit.
MADAME COLOMBOT.
Vous êtes injuste... car, ce matin encore, mon gendre regrettait de n'avoir pas vu hier madame Bocardon.
COLOMBOT.
Quand la voiture est allée pour la prendre hier à six heures, elle n'était pas chez elle.
CÉLIMARE, à part.
Aïe!
PITOIS, à part.
Je sais pourquoi.
Pardon... elle y était.