LV 1)1 E
Prends donc le péplum rose.
Beroé Ta prendre le pcplum dans le cabinet de toilette. — Lydie promène un citron sur ses ongles.
Hercule! soient bénis, par-dessus toute chose, Tes onzièmes travaux par cpii ces fruits dorés Furent conquis exprès pour nos ongles lustrés !
ncroé revient avec le pcplum dont elle babille Lydie. Lydie arrange les plis du péplum.
Ces plis toinl)ont-ils bien?
Les divines statues, D'un voile aérien par Phidias vêtues.
Moins purs et moins légers laissent tomber les plis Du marbre de Paros sur leurs corps assoujilis.
LYDIE, montrant la cassette qui est sur la table de toilette.
Ouvre cette cassette , et donne-moi mes bagues ,
Elle met les bagues a. ses doigts.
Et mon collier chargé des dépouilles des vagues;
Elle se passe au cou un collier de perles et d'autres colliers.
Donne mes bracelets. — Sur mes bras, sur mon cou ,
Faisons étinceler tout le ri\age indou.
— Et maintenant posons le lierre sur ma (èto ,
Le lierre est le feuillage aimé de mon poète.
Elle se redresse et se retourne vers Bero('.
Suis-je belle?
BEROÉ.
0 "N'énus ! — Quel est le chevalier Qui ne vendrait pour vous sa bague et son collier".'
LVUIE.
Ah I Bcrot'l l'amant à qui je voudrais [)laire N'est pas un chevalier, n'est pas un consulaire; C'est pour Horace, fils d'un esclave anVanchi, Que brillent ces bijoux sur mon sein enrichi.
BEUOÉ.
Pour que vous raimiez tant, il faut bien (pi'il vous aime 1
LYDIE
Le volage ! partout il soupire de même.
liEROÉ.
Alors il est fort riche , et les ccus romains Comme des gouttes d'eau glissent entre ses mains !