‹ Theatre complet de F. PonsardChapitre 242 sur 337 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Sur les traits adoucis jette sa demi-teinte.

Elle écoute.

Ce n'est pas lui. — Déjà faire attendre 1 inconstant ! 11 m'attendait jadis, et c'est moi qui l'attend.

BERCÉ

Mais, madame, voyez. L'heure est passée à peine.

LYDIE

Ah ! il la devançait jadis. Excuse vaine ! L'excuse n'appartient qu'à des amours lassés. Quand on n'aime plus trop, on n'aime plus assez.

— Il ne viendra jamais, te dis-jc. — Et que m'importe ! S'il venait à présent, je fermerais ma porte.

Je ne veux plus le voir. — Tiens, brouille mes cheveux ! Ces anneaux irritants blessent mes doi2;ts neiveux ; Arrache-les ! — Arrache en même temps ces gazes ! Déchire , brise tout 1 Foule aux pieds ces topazes ! Oh I je voudrais (ju'il vînt pour fermer les verrous !

— Attends! c'est lui.

Avec joie.

C'est lui , (idèle au rendez-vous !

Entre Horace.

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