‹ Theatre complet de F. PonsardChapitre 248 sur 337 · L VOIE · texte numérisé non relu

L VOIE

C'est affreux ! c'est indigne !

HORACE

Bien sur, je n'avais pas d'intention maligne.

U U'i prend la m<tin.

Lydie !

LYDIE, retirant sa main.

Ah! laissez-moi.

HORACE

.l'ai des défauts; d'accord.

J'aime trop les plaisirs , et l'excès est un tort. Hélas! je veux en vain combattre ma nature; Mes plus fermes desseins s'en vont à l'aventure. On m'entraîne au moment où je me corrigeais ; Un rayon de soleil fiiit fondre mes projets ; Je ne puis voir passer dans la rue une robe , Sans regarder un peu le pied qu'elle dérobe. C'est mal. Oui ; j'en conviens. — Mais, pour être léger. Je ne suis pourtant pas un drôle à fustiger, Et je m'estimerais le dernier gueux du monde , De l'avoir fait exprès cette peine profonde. — Voyons ! ma chère enfant !

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