‹ Theatre complet de F. PonsardChapitre 251 sur 337 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

HORACE, à part.

Comme c'est merveilleux d'être si bien d'accord !

Enfin je vais avoir cette bonne fortune

D'un amant pour moi seule et non pas pour chacune.

HORACE

Enfin je connaîtrai des amours indulgents

Qui pour l'ombre d'un tort ne battront pas les gens.

LYDIE

Qu'est-ce que vaut un cœur dont on n'est pas la reine !

HORACE

Et qu'est-ce qu'un plaisir dont on fait une peine !

Pour moi , je suis fidèle et j'entends qu'on le soit ; Je veux que l'on me donne autant que l'on reçoit , Et fais très-peu de cas d'un encens que l'on brûle Tantôt à Lalagé , tantôt à Néobule.

Moi , j'ai l'humeur paisible , et j'ai grand'peur du bruit Et d'un œil orageux où toujours l'éclair luit. L'Amour s'enfuit , chassé par un sourcil farouche , Et pleure le sourire exilé de la bouche.

LYDIE

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