‹ Theatre complet de F. PonsardChapitre 314 sur 337 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

Mais vous ne vous plaisez qu'à dire ce qui fâche. Moi , je suis un vieillard ; — le lâche , c'est celui Qui , jeune et vigoureux , vit aux dépens d'autrui.

ANTINOUS, lui jetant un marchepied.

Ah ! tu m'insultes ! — Tiens !

TÉLÉMAQUE, se levant et tirant k moitié son épée.

Par tous les Dieux! je jure...

Ulysse arrête le bras de Tclémaquc, qui remet son épée dans le fourreau. — A Antinous, en se rasseyant.

Heureusement pour toi mon hôte est sans blessure ; Si tu l'avais atteint, il t'en eût coûté cher.

ULYSSE, revenant vers le seuil, puis se tnurnant vers Antinoiis.

Ami des mendiants, venge-moi, .lupiter!

LE CIiœUR DliS PORCHERS*.

Le pauvre est entendu par les Dieux (ju'il atteste, El celui qu'il maudit doit craindre un sort funeste.

EUMÉE

Frapper un indigent!. . Ils ne respectent rien.

LE cnœuR.

Est-ce qu'on doit traiter un homme comme un chien!

EUMÉE

Les temps sont bien changés. Sous le lils de Laé'rte, A tous les malheureux la porte était ouverte.

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