‹ Théâtre complet de G. E. LessingChapitre 2 sur 114 · SCENE II Mademoiselle OHLDITSIN, femme ORONTE · texte numérisé non relu

SCENE II Mademoiselle OHLDITSIN, femme ORONTE

ohldinn. Il s'en va sur une demi-réponse...

femme oronte. Vous êtes prise ! C'est un homme si déraisonnable qu'aussitôt qu'on lui donne un doigt, il prend toute la main.

ohldinn. Eh bien !... A-la volonté de Dieu!

femme oronte. Dieu vous protège. Vous ne ferez

pas cela. Je vais courir après le lourdeau, je vais courir après lui.

ohldinn. Ne le prenez pas mal; mais vous cherchez toutes les occasions de vous chamailler avec lui.

FE3EME oeonte. Ah î je vois bien que le coquin vous est aussi entré dans la tête. Qui sait? Vous pensez peut-être qu'il y a quelques sucreries dans un homme. Le malheur vous a pendant longtemps épargnée...

ohldinn. Ah! ta, ta, ta! Quand on ne s'attire pas par sa faute le malheur. Un mari enfin est un maître...

ee^die okonte. Et un maître dont vous avez grand besoin. Adieu. Faites à votre guise.

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