SCÈNE XVIII
LÉLIO, prè> du lieu de la scène, LES PRÉCÉDENTS
mascaeille. Et il le rejette. « Viens, crie-t-il, Mascarille. Mon père est irrité contre moi et sa colère me tourmente. Je ne veux pas vivre plus longtemps sans me réconcilier avec lui. » Il franchit les escaliers, il s'élance comme un trait vers la maison, et, pas loin d'ici, se jette... {Pendant que Mascarille dit ces mots, et qu'Anselme est tourné xers lui, Lélio tomoe de Vautre côte à ses pieds.) aux pieds de son père...
lélio. Pardonnez-moi, mon bon père, d'avoir voulu par ce moyen m'assurer que votre cœur était encore susceptible à mon égard de quelque miséricorde. Le triste accident dont vous étiez inquiet à mon endroit arrivera certainement, s'il me faut me relever sans
avoir obtenu votre pardon. Je reconnais que je ne suis pas digne de votre affection, mais, sans elle je ne vivrai pas non -plus. Jeunesse et inexpérience peuvent faire beaucoup pardonner. . .
PHiLTO. Laisse-toi émouvoir, Anselme.
staléno. Je vous implore aussi pour lui : il se corrigera.
anselme. Si je pouvais le croire. Relève-toi. Je veux encore une fois en faire Fessai. Mais si tu fais encore un tour de débauché, je ne t'aurai rien pardonné , et la plus légère extravagance que tu commets entraînera à sa suite la punition de toutes les autres.
mascaeille. Cela est juste.
anselme. Quant à ce drôle de Mascarille, envoie -le sur-le-champ au diable.
mascaeille. Ceci est injuste !... Enfin, que vous me chassiez ou que vous me gardiez , cela m'est égal : pourvu que vous me payiez au préalable la somme que je vous ai prêtée depuis sept ans, et que, par générosité, je consentais encore à vous prêter pour dix années.