‹ Théâtre complet de J.-B. Poquelin de MolièreChapitre 166 sur 189 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

D. PEDRE, ISIDORE.

Isidore.

Je ne sçay pas quel plaisir vous prenez à me réveiller si matin. Cela s'ajuste assez mal, ce me semble, au dessein que vous avez pris de me faire peindre aujourd'huy, et ce n'est guéres pour avoir le teint frais et les yeux brillans que se lever ainsi dés la pointe du jour.

D. Pedre.

J'ay une affaire qui m'oblige à sortir à l'heure qu'il est.

Isidore.

Mais l'affaire que vous avez eust bien pu se passer, je croy, de ma présence; et vous pouviez, sans vous incommoder, me laisser goûter les douceurs du sommeil du matin.

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