‹ Théâtre complet de J.-B. Poquelin de MolièreChapitre 81 sur 189 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

ELIANTE, PHILINTE, CELIMENE, ORONTE, ALCESTE.

Celimene.

Je me vois, ma cousine, icy persécutée Par des gens dont l'humeur y paroist concertée. Ils veulent l'un et l'autre avec mesme chaleur Que je prononce entr'eux le chois que fait mon cœur, Et que, par un arrest qu'en face il me faut rendre. Je défende à l'un d'eux tous les soins qu'il peut prendre. Dites-moy si jamais cela se fait ainsy.

Eliante.

N'allez point là-dessus me consulter icy; Peut-estre y pourriez-vous estre mal adressée. Et je suis pour les gens qui disent leur pensée.

Oronte.

Madame, c'est en vain que vous vous défendez.

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