ACTE iir, SCÈNE IV. :u
Et descendre du trône , et courir à la mort.
CRÉON
Ali! Ménécéeest mort, le ciel n'en Teut point d'autre : Laissez couler son sang , sans y mêler le vôtre ; Et puisqu'il l'a versé pour nous donner la paix , Accorde2>>la , sdgneur, à nos justes soufiùts.
trtOCLE. •
Hé quoi ! même Créon pour la paix se déclare ?
CRéON.
Pour avoir trop aimé cette guerre barbare, Yous voyez les malheurs où le ciel m'a plongé : Mon fils est mort , seigneur.
ÉTÉOCLE
11 faut qu'il soit vengé.
Sur qui me vengerais-je en ce malheur extrême?
ÉTÉOCLE
Vos emiemis , Créon , sont ceux de Hièbes même : Veogez-la, vengez- vous.
CRÉOV.
Ah ! dans ses ennejnis Je trouve votre frère , et je trouve mon fils : Dois-Je verser mou sang, ou répandre le vôtre? Et doîs-je perdre un fils pour en venger un autre? Scâgneur, mon sang m'est cher, le vôtre m'est sacré . Serai-je sacrilège , ou bien dénaturé ?
Souillarai-je ma main d'un sang que je révère? Seraî-je parricide , afin d'être bon père? Un si cruel secours ne me peut soulager; Et ce serait me perdre au Iteu de me venger. Tout le soulagement où ma douleur aspire , C'est qu'au moins mes malheurs servent à votre empire. Je me consolerai, si ce fils que je plafos Assure par sa mort le repos des Thébains. Le del promet la paix au sang de Ménécée ; Achevez-la , seigneur, mon fils l'a commencée : Accordez-lui ce prix qu'il en a prétoadu ; Et que son sang en vain ne soit pas répandu .
JOCASTE
Non, puisqu'à nos malheurs vous devenez sensible, Au sang de Ménécée il n'est rien d'impossible.
Que Thèbes se rassure après ce grand eiïort ; Muisqu'fl cluinge votre âme , il cliangera son sort. La paix dès ce moment n*est plus désespérée : Puisque Créon la veut , je la tiens assurée. Bientôt ces cœurs de fer se verront adoucis : Le vainqueur de Créon peut bien vaincre mes fils.
AàÉtéoeU.) Qu*un si grand changement vous désarme et vous touclie : Quittez y mon fils , quittez cette baine farouche ; Soulagez une mère, et consolez Créon; Rendez-moi Polynice , et lui rendez Hémon.
ÉTÉOCLB.
Mais enfin c'est vouloir que je m'impose un maître. Vous ne l'ignorez pas , Polynice veut l'être ; U demande surtout le pouvoir souverain » \L\ ne veut revenir que le sceptre à la main.