JOCASTE , ÉTÉOCLE , ANTI60NE , CRÉON , ATTALE
'kTtkXj&fàÉtéocle, Polynice, seigneur, demande une entrevue; C'est ce que d'un héraut nous apprend la venue. U vous offre, seigneur, on de venir ici , Ou d'attendre en son camp.
CRÉON
Peut-être qu'adouci Il songe à terminer une guerre si lente. Et son ambition n'est plus si violente : Par ce dernier combat il apprend aujourd'hui Que vous êtes an moins austi puissant que lui Les Grecb même tont là3 de servir sa colère ; Et j'ai su , depuis peu , que le roi son beau-père , Préférant à la guerre un solide repos , Se réserve Mycène , et le fait roi d' Argos. Tout courageux qu'il est , sans doute il ne souhaite Que de faire en effet une honnête retraite. Puisqu'il s'offre à vous voir, croyez qu'il veut la )mix Ce jour la doit conclure, ou la rompre à jamais; Tâchez dans ce dessein de l'affermir vous-mêihe !
Et hii promettez tout, hormis le diadème.
ACÏK 111 , SCÈNE VI. 37
étÉOGLE.
Hormis le diadème il ne demande rien.
JOOASTE.
Mais voyez-le du moins.
CRÉON
Oui, puisqu'il le veut bien :
Vous ferez plus tout seul que nous ne saurions faire; Ei le sang reprendra son empire ordinaire.
lÊTÉOCLB.
Allons donc le cheroher.
iOCASTE.
Mon ils , au nom des dieux , Attendez-le plutôt, voyez-le dans ces lieux.
ÉTÉOCLE
Eh bien , madame , eh bien , qu'il vienne , et qu'on lui doime ,
Toutes les sûretés qu'il faut pour sa personne.
Allons.,
àNTICOME.
Ah ! si ce jour rend la paix aux Thébains , Elle sera , Créon , l'ouvrage de vos mams.