‹ Théâtre complet de J. RacineChapitre 310 sur 716 · SCÈNE L · texte numérisé non relu

SCÈNE L

ATALIDE

Hélas ! je charcfae en valu ; rien ne s'odre à ma viie. Malheureuse 1 oomment puis-je l'avoir perdae? Cid , anrais-ta permis que mon funeste amonr Expos&t mon amant tant de fois en un jour? Que , pour dernier malheur, cette lettre (atale Fût encor parvenue auiL yeuiL de ma rivale? J'étais eu ce lieu même; et ma timide main , Quand Roxane a paru. Fa cachée en mon sein. Sa présence a surpris mon âme désolée ; Ses menaces , sa voix , un ordre m'a troublée ; J'ai senti défaillir ma force et mes esprits : Ses femmes m'entouraient quand je les ai repris ; A mes yeux étonnés leur troupe est disparue. Ah ! trop crudles mains qui m'avez seconrae , Vous m'avez vendu cher vos secours inhumaans : £t par vous cette lettre a passé dans ses mains. Quels desseins maintenant occupent sa pensée ? Sur qui sera d'abord sa vengeance exercée? Quel sang pourra suffire à son ressentiment r Ah ! Bajazet est mort , ou meurt en ce moment Cependant on m'arrête , on me tient enfermée. On ouvre. De son sort je vais être informée.

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