‹ Theatre complet de Jean RacineChapitre 230 sur 305 · ACTE II, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIII

Et d'enfants à sa table une riante troupe Semble boire avec lui la joie à pleine coupe.

Tout ce reste est chanté.

Le Chœcr.

Heureux, dit-on, le peuple florissant Sur qui ces biens coulent en abondance ! Plus heureux le peuple innocent Qui dans le Dieu du ciel a mis sa confiance ! Une Israélite, seule.

Pour contenter ses frivoles désirs, L'homme insensé vainement se consume :

Il trouve l'amertume Au milieu des plaisirs.

Une autre, seule.

Le bonheur de l'impie est toujours agité, Il erre à la merci de sa propre inconstance. Ne cherchons la félicité Que dans la paix de l'innocence.

La même, avec une autre.

0 douce paix !

0 lumière éternelle !

Beauté toujours nouvelle I Heureux le cœur épris de tes attraits ! 0 douce paix l 0 lumière étemelle !

Heureux le cœur qui ne te perd jamais I Le Chœur.

0 douce paix !

0 lumière éternelle I Beauté toujours nouvelle I 0 douce paix !

Heureux le cœur qui ne te perd jamais I La même, seule.

Nulle paix pour l'impie. Il la cherche, elle fuit; Et le calme en son cœur ne trouve point de place. Le glaive au dehors le poursuit ; Le remords au dedans le glace.

Une autre.

La gloire des méchants en un moment s'éteint.

V affreux tombeau pour jamais les^ dévore. Il n'en est pas ainsi de celui gui te craint : Il renaîtra, mon Dieu, plus brillant que Vaurore. Le Chœur.

0 douce paix !

Heureux le cœur qui ne te perd jamais t Élise, sans chanter.

Jles sœurs, j'entends du bruit dans la chambre prochaine. On nous appelle, allons rejoindre notre reine.

FIN DU SECOND kCVE.

1. Le texte de iCO", au lieu de les, donne le, «jni ne peut ôtro qu'une faute.

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