‹ Théátre complet de M. de Voltaire. 9Chapitre 187 sur 192 · PREMIÈRE JOURNÉE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE JOURNÉE

L E théâtre repréfente une partie du mont Etna ; d’un côté on bat le tambour & on Tonne de la trompette ; de l’autre on joue du luth & du théorbe ; des foldats s’avancent à droite, & P H oc A s paraît le dernier ; des dames s’avancent à gauche , & Cintia reine de Sicile paraît la dernière. Les Soldats crient : Vive Phocas ! Phocas répond : Vive Cintia ! Allons, foldats , dites en la voyant, Vive Clntïa ! Alors les foldats & les dames crient de toute leur force : Vive Cintia & Phocas !

Quand on a bien crié, Phocas ordonne à fes tambours & à fes trompettes de battre & de fonner en l'honneur de Clnùa. Cintia ordonne à fes muficiens de chanter en l’honneur de Phocas ; la mufique chante ce couplet*

(a) Sicile en cet heureux jour ,

Vois ce Héros plein de gloire ,

Qui règne par la vitlolre,

Mais encor plus par l'amour^ (a) Il y dans l'original mot à mot

Que ce Mars jamais vaincu ,

Çue ce Céfar toujours vainqueur . . Vienne dans une heure fortunée

Aux montagnes de Trinacrie^

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