L'OFFICIER
V o Y e z à vos genoux ;
Madame , un envoyé du duc de Foix mon maître;
De fa part je mets en vos mains
Cette place où lui-même il n’oferait paraître :
En fon nom je viens reconnaître
Vos commandemens fouverains.
Mes foldats fous vos lois vont, avec allégrefe.
Vous fuivre , ou vous garder, ou fortir de ces lieux ;
Et quand le duc de Foix combat pour vos beaux yeux.
Nous répondons ici des jours de votre Alteffe.
MORILLO
Son Alteffe ! Eh bon Dieu , quoi, Madame ef prin-
cese ?
Princefle de Navarre, & fuprême maitreffe
De vos jours & des miens , & de votre maifon.
Constance.
Je fuis hors de moi-même.
MORILLO
Ah, Madame, pardon 1 Je me jette à vos pieds.
Vous voilà reconnue.
Morillo.
De mes deffeins coquets la fingulière iffue !
Sa^chette.
Quoi, vous êtes princeffe , & faite comme nous !