‹ Théátre complet de M. de Voltaire. 9Chapitre 55 sur 192 · L'OFFICIER · texte numérisé non relu

L'OFFICIER

V o Y e z à vos genoux ;

Madame , un envoyé du duc de Foix mon maître;

De fa part je mets en vos mains

Cette place où lui-même il n’oferait paraître :

En fon nom je viens reconnaître

Vos commandemens fouverains.

Mes foldats fous vos lois vont, avec allégrefe.

Vous fuivre , ou vous garder, ou fortir de ces lieux ;

Et quand le duc de Foix combat pour vos beaux yeux.

Nous répondons ici des jours de votre Alteffe.

MORILLO

Son Alteffe ! Eh bon Dieu , quoi, Madame ef prin-

cese ?

Princefle de Navarre, & fuprême maitreffe

De vos jours & des miens , & de votre maifon.

Constance.

Je fuis hors de moi-même.

MORILLO

Ah, Madame, pardon 1 Je me jette à vos pieds.

Vous voilà reconnue.

Morillo.

De mes deffeins coquets la fingulière iffue !

Sa^chette.

Quoi, vous êtes princeffe , & faite comme nous !

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