SCÈNE IV
ARZAGE sur le devant du théfttre , avec MITRA NE qui reste auprès de lai ç ASSUR vers un des cAiés, avec CÉDAR et sa suite. * ..
De tout ce qu'il m'a dit que mon ame est émue! Quels crimes 1 quelle cour ! et qu'elle est peu connue ? Quoi! Ninus^ quoil mon maître. est mort empoisonne ! Et je ne yois que trop qu'Assur est soupçonné.
MITJUkNE approchant d'Arsace. - •
Des rois de Babylone A.s3\iv tient sa naissance.
Sa fiëre autorité veut de la déférence :
La reine le ménage ^ on craint de l'offenser -, Et l'on peut 9 sans, rougir , devant lui s'abaisser.
ARZACE.
Devant lui?
ÂSSUR.^ dans l'enfoncement^ à Cëdar.
Me Irompé-je, Arzace à Babylone? Sans mon ordi'e ! qui ? lui ! tant d'audace m'étonne.
ARZACE.
Quel orgueil!
ASSUE.
Approcbezj quels intérêts nouveaux Vous font abandonner vos camps et' vos drapeaux ? Des rives de TOsus quel .sujet vous amène ?
ARZACS.
Mes services, seigneur, et Tordre de la reine.
ASSUR. -
Quoi! la reine vous mande?.
ARZAC£.
Oui.
ASSUR
Mais savez-rvous bien Que pour avoir son, ordre on deinaade le mien?
ARZAGE.
Je l'ignorais , seigneur, et j'aurais pensé même Blesser, eu le croyaut, l'bonneur du diadème. Pardonnez ,• un soldai est mauvais courtisan. INourri dans la Scytbie, aux plaines d'Arbazan, J'ai pu servir la cour, et non. pas la connaître.
ICTR PlBMtBK-
ASSUIL.
L'âge, le temps, les beux, vous l'apprendront peut-être; Mais ici- par moi seul' au pied du trône admis , Que venez- vous jcbercher près de Sémiramis?
ARZACE.
J*ose lui demander le prix de mon courage, 1/bouncur de la servir.
ASSUR
Vous osez davantage y Vous ne m'expliquez pas vos vœux présomptueux; Je sais pour Âzëma vos desseins et vos feux.
arzace; Je l'adore sans doute; et son* cœur où j'aspire Est d'un prix k. mes yeux au-dessus de l'empire : £t mes profonds respects, mon amour....
• ASSUR.'
Arrêtez.
Vous ne connaissez pas à ^ui vous insultez. Qui , vous ! associer la race d'un Sarmate Au sang des demi-dieux du Tigre et de TËuphrate ? Je veux bien par pitié vous donner un avis : Si vousoTsez porter jusqu'il Sémiramis L'iujurieux aveu que vous osez me faire. Vous m'avez enteudu, frémissez, téméraire : Mes droits impunément ne sont pas oûeuscs.
ARZACE.
J'y cours de ce pas même , et vous m'enhardissez : C'est reflet que sur moi fit toujours la menace. Quels que soient en ces lieux les droits de votre place, Vous n'avez pas celui d'outrager un soldat Qui servit , et la reine-, et vous-même, et l'état. Je vous parais liardi, mon feu peut vous déplaire^ Mais vous me paraissez cent fois plus téméraire, Vous qui, sous votre joug prétendant m'accabler. Vous croyez assez grand pour me faire trembler.
ASSUR
Pour vous punir pcul-ctre! et je vais vous apprendre Quel prix de tant d'audace un sujet doit attendre.
ARZACE.
Tous deux nous l'-apprendroos.
5a ' sÉuiBÀMis.