‹ Théâtre complet de Voltaire, avec notes, remarques et variantesChapitre 118 sur 275 · STATILIUS · texte numérisé non relu

STATILIUS

Les gardes sont séduits^ on peut tout entreprendre.

GATOIIfA.

Vous ^^au mont Aventin que tout soit mis en cendre*

Dès que de Mallius tous verrez les drapeaux ,.

De ce signal terrible allumez les flambeaux*

Aux maisons des proscrits que la mort soit portée.

La première victime k mes yeux présentée ,

Vous l'avez tous juré , doit être Cicéron :

Immolez César même ^'oui^ César, et Caton.

Eux morts , le'sénat tombe , et nouis sert en silence. •

Déjà notre fortune aveugle sa prudence;

Dans ces niurs, sous son temple , a^es yeux» sous ses pas,

Nous disposons en paix l'appareil dij trépas.

Surtout avaiit le temps ne prenez point les armes ; r

Que la mort des tyrans précède les alarmes;

Que Rome et Cicéron tombent du même fer ;

{ A Céthégus et à Len^nlus^SojA. ) ..

Que la foudre en grondant les frappe avec l'éclair. Vous avez dans vos mains le destin de là terre ; Ce n'est point conspirer , c'est déclarer la guerre , C'est reprendre vos droits ,' et c'est vous ressaisir De l'univers dompté qu'on osait vous ravir, Yous, de ces grands desseins les auteurs magnanimes, Yen^ dans le sénat , venez voir vos victimes. De ce consul encor nous entendrons la voix ; Croyez qu'il va parler pour la dernière fois. . Et vous, dignes Romains, jurez par cettte épée, Qui du sang des tyrans 4 sera bientôt trempée „ Jurez tous de périr ou de vaincre avec moi.

MAalIAN.

Oui , nous le jurons tous par ce fer et par toi.

UW AUTRE CONJUaK.

Périsse le sénat !

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