SCÈNE VI
AMÉNAIDE, FAINIE.
AMENAIDE.
Yiens, approche, ô ma chëre Fanie !
Vois le ti-ait détesté qui m'ariache la vie. Orbassan par mon père est nommé mon époux!
FANIE.
Je sens combien cet ordre est douloureux pour vous. J'ai vu vos seutimens , j'en ai connu la force. Le sort n'eut point de traits^ la cour n'eut point d'amorce, Qui pussent arréter-on détourner vos pas , Quand la route par vous fut une fois choisie , Votre cœur s'est donné , c^est pour toute la vie. Tancrëde et Solamir, touchés de vos appas, Dans la cour des Césars en secret soupirèrent^ Mais celui que vos yeux justement distinguèrent , Qui seul obtint vos vœux , qui sut Ites mériter,
ÀGTK PBEMIBB. 3o I
En sera toujours digne ; et puisque dans Byzance Sur le fier Solamir il. eut la préférence > Orbassan dans ces beux ne pourra l'emporter; Votre ame est trop constante.
AMÉNAÏDE
Ah! tu n'en peux douter.
On dépouille Tancrède , on Texile y on Toutrage : C'est le sort d'un hërps d'être persécuté ; Je sens que c'est le mien de l'aimer davantage. Écoule : dans £es murs Tancrède est regretté; Le peuple le chérit.,
FANIE.
Banni dans son enfance.
De son père oublié les fastueux amis Ont bientôt k son sort abandonné le fils. Peii de cœurs comme vous tiennent contre l'absence. A leurs seuls intérêts les grands sont attachés. Le peuple est plus sensible.
AM EN AIDE
11 est aussi plus juste.
FANIE.
Mais il est asservi s nos amis sont caéhés ^ Aucun n'ose parler pour ce proscrit auguste* Un sénat tyrannique est ici tout*puissant.
AMÉNAÏDE
Oui 9 je sais qu'il peut tout quand Tancrède est absent.