‹ Théâtre complet de Voltaire, avec notes, remarques et variantesChapitre 147 sur 275 · FAME · texte numérisé non relu

FAME

S'il pouvait se montrer j'espérerais encore ; Mais il est loin de tous.

AMÉNAÏDE

Juste ciel , je l'implore !

( à Fanic. ) .

Je me confie k^toi. Tancrède n'est' pas loin;

Et quand de l'écarter on prend Tindigne soin ,

Lorsque la tyran aie- au comble est parvenue.

Il est temps qu'il paraisse, et qu'on tremble k sa vue.

Tancrède est dans Messine.

FANIE.

E^t-il' vrai? juste cieux!

Et cet indigne hymen est formé sous ses yeux!

30S TAHCISDI.

AMÉMAÏDB*

Il ne le sera pas..« non, Fanie; et peuMtre

Mes oppresseurs et moi nous n'aurons plus qu'un maître.

Viens.... je t'apprendrai tout...« mais il iaut tout oser.

Le joug est trop honteux : ma main doit, le briser.

La persécution enhardit ma faiblesse (d)»

Le trahir est un crime , obéir est bassesse.

SU vient, c'est pour moi seule, et je l'ai méiité.

Et moi , timide esclave , k son tyran promise >

Victime malheureuse indignement soumise ,

Je mettrais mon devoii* dans l'infidélité !

Jion : l'amour à mon sexe inspire le courage;

C'est a moi de hâter ce fortuné retour ;

Et s'il est des dangerâ que ma crainle envisage.

Ces dangers me sont chers, ils naissent de l'amour.

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