SCÈNE II
ASSUR, CÉDAR,AnZ ACE, ÀZEMA.
▲SSÙJl àiCédar.
Va , dis-je> et vois enfin si les temps sont venus (6) De lui porter des eoups trop long- temps retenus.
( CëdAr iorc. )
▲CTB SECOKD. 3^
ARZACE.
Quoi! je te yoia encore! ii brave eqcor ma haine ! Vous voyez un sujet protégé p&r sa reine.
Assual Elle a daigné vous voir ; mais vous à-t-elie appris De l'orgueil d*un sujet quel est le digne prix? Savez-vous qu'Âzéma , la fille de vos maîtres , Ne doit unir son sang qu'au sang de-scs ancêtres? Et que de Nihias épouse en son -berceau
AEZACE.
Je sais que Ninias , seigneur, est au tombeau , Que son père avec lui mourut d'un coup funeste; 11 me suffit.
ASSDR.
Eh bien , apprenez donc le reste.
Sachez que de Ninus le droit m'est assuré; Qu'entre son trône et moi je né vois qu'un degré; Que la reine m'écoute j et souvent sacrifie A mes justes conseils un sujet qui s'oublie; Et que tous, vos respects ne pourront eflhcer Les téméraires vœux qui m'osaient offenser.
Instruit a respecter le sang qui vous fit naître > Sans redouter en vous l'autorité d'un maître , Je sais ce qu'on vous doit , sut*tout en ces climats ; Et je m'en souviendrais , si vous n'eu parliez pas. Vos aïeux ; dont Bélus a fondé la noblesse^ Sont votre premier droit an cœur de la princesse; Vos intérêts présens , le soin de l'avenir^ Le besoin de l'état y tout semble vous unir. Moi , contre tant de dfbits y qu'il mê faut reconnaître » J'ose en opposer un qui les vaiit tous peut-être : J'aime i et j'ajouterais, seigneur, que mon seconn A vengé ses malheurs , a défendu ses jours , A soutenu ce trône où son destin l'appelle , Si j'osais , comme vous, me vanter devant elle. Je vais remplir son ordre a mon zèle commis ; . Je n'en reçois que d'elle , et de Sémiramis. L'état peut quelque jour être en votre puissance ; Le del donne souvent des rois dans sa vengeance :
4o silIIRÂMIS.
Mais il vous trompe au moins dans l'un de vos projets , Si vous comptez Ârzace au rang de vos sujets..
ASSUR
Tu combles la mesure , et tu couris a ta perte.
* SCÈNE m;