‹ Théâtre complet de Voltaire, avec notes, remarques et variantesChapitre 157 sur 275 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

AMÉNAIDE 9 Soldats , dàna renfoncementi

amsnàIde.

J'ai donc dicté l'arrêt.»., et je me sacrifie?.... O toi , seul des humains qui méritas ma foi, . Toi , pour qui je mourrai , pour qui j'aimais la vie , Je suis donc oondamni^ I ... Oui, je le suis pour toi ; Allons^., je l'ai voulu... mais tant d'ignominie, ' Mais un père accablé ^ dont les jours vont finira

Des liens y des bourreaux.... ces appréls d'int'&mie! O mO^t! affreuse mort ! puis-je vous soutenir? Tpurmens, trépas honteux.... tout mon courage c^de... Non , il n'est point de honte en mourant pour Tancrède. On peut m'ôter le jour , et non pas me punir. Quoi ! )e meurs en coupable ! un père , une patrie! Je les servais tous deux y et tous deux m'ont flétrie ! Et je n'aurai pour moi , dans ces momens d'horreur. Que mon seul témoignage > et la yoix de mon cœur !

(A.Fanie qui entre.)

Quels momens pour Tancrède! O ma chère Fanie I

( Fanie lui baise la main en pleurant, et Amëuaïde l'embrasse. )

La douceur de te voir ne m'est donc point ravie !

FANIE.

Que ne puis-je avant vous expirer en ces lieux î

AMÉNAÏDE

Ah!... je vois s'avancer ces monstres odieux...

(Les f^ardes qui étaient dans le fond .s'avancent pour i'emmener. ) Porte un jour au héros a qui j'étais unie. Mes derniers sentimens , et mes derniers adieux , Fanie... il apprendra si je mourus fidèle. Je coûterai du moins des larmes k ses yeux ^ Je ne meurs que pour lui... ma mort est moins cruelle.

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