SCÈNE PREMIÈRE
TANCRÈOE, LORÉDAN, Chbvaubbs.
Marehe gaefrière : on porte lee armes de Tancfèdt denmt lui. )
LOBÉDAN.
Seigneur, votre victoire est illustre et fatale : Vous nous avez privés d'un brave chevalier,
^26 TAHGIBDB.
Dont le cœur a l'ëtat se livrait tout entier ,
Et de qui la valeur fut a la votre égale ;
Ne pouvons-nous savoir votre nom, votre sort?
TAHCR^DE^ dans l'attitude d'un homme penût et a£fligé.
Orbassan ne Ta su qu'en recevant la mort ; Il emporte au tombeau mon secret et ma haine. De mon sort malheureux ne soyez point en peine f Si je puis vous servir, qu'importe qui je sois?
L0BBDA5.
Demeurez ignoré, puisque vousvoulez l'être;
Mais que votre veitti se fasse ici -connaître
Par un courage utile et de dignes exploits. '
Les drapeaux du croissant dans nos champs vont paraître;
Défendez avec nous notre culte et nos lois;
Voyez dans Soiamir un plus grand adversaire :
Nous perdons notre appui , mais vous le remplacez ;
Rendez-nous le héros que vous nous ravissez ;
Le vainqueur d*Orbassan nous devient nécessaire.
Soiamir vous attend. , . .
TAKCRÈDE.
Oui, je vous ai promis De marcher avec vous contre vos ennemis; Je tiendrai ma parole : et Soiamir peut-être Est plus mon ennemi que celui de l'état. Je le hais plus que vous ; mais, quoi qu'il en puisse être. Sachez que je suis prêt pour ce nouveau combat.
GATANE.
Nous attendons beaucoup d'une telle vaillance ; Attendez tout aussi de la reconnaissance Que devra Syracuse a votre illustre bras.
TANCRÈDE
Il n'en est point peui*moi , je n'en exige pas;
Je n'en veux point , seigneur; et cette triste enceinte
N'a rien qui désormais soit l'objet de mes vœux.
Si je verse mon sang, si je meurs malheureux ,
Je ne prétends ici récompense , ni plainte ,
Ni gloire , ni pitié. Je ferai mon devoir;
Soiamir me verra , c'est la tout mon espoir.