ACTE SECOND
Mais moi /je ne yeux pas que vos droits et ies siens ,
Ensemble confondus, s'anneiit contre les miens :
Telle est ma volonté, constante, irrévocable.
C'est à vous de ju|;er si be dieu qui m'accable
A laissé quelque force a mes sens interdits ,
Si vous reconnaisses eiïcor Sëmiramis ,
Si je puis soutenir. la majesté du trône.
Je vais donner, seigneur, un maître à. Bàbylone.
Mais soit qu*im si grand choij konore un autre ou vous ,
Je serai souveraine eii prenant un e'poux.
Assemblez seulement les princes et les mages;
Qu'ils viennent a ma Voix joindre ici leurs suffrages;
Le don de mon empire et de ma liberté
Est l'acte le plus grand de mon autorité. .
Loin de le prévenir, qu'on Tattende en silence.
Le ciel k ce grand jour attache sa clémence ;
Tout m'annonce des dieox-.qni dAigutotse calmer;
Mais c'est le repentir, qui doit les- désarmer.
Croyezi-moi , les remords , ii vos yeux méprisables ,
Sont la seule vertu qui reste k des coupables 4,
Je vous parais timide ^t faible ; désormais
Connaissez Ta faiblesse ; elle est^ans les forfaits.
Cette crahile n'est pas hontieuse au diadënie ;
Elle convient aux roiSj, et surtout il vous-même;
Et je vous apprendrai qu'on peut, sans s'avilir,.
S'abaisser sous le9 dieust , les craindre et ies servir.