‹ Théâtre complet de Voltaire, avec notes, remarques et variantesChapitre 193 sur 275 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

ANTIGONE, HERIMIAS, dan$ le péristyle.

HERMAS

Seigneur, vous ra'ëtonnez : quand l'Asie en alarmes Voit cent trônes sanglans disputés par les armes , Quand des vastes.états d'Alexandre au tombeau Le fortune prépare un partage nouveau.

Lorsque vous prétondez au souverain empire , Une esclave est l'objet où ce grand cœur aspire !

ANTIGONE

Tu dois t'en étonner. J'ai des raisons , Hermas , Que je n'ose encor dire, et qu'on ne connaît pas : Le sort de cette esclave est important peut-être A tous les rois d'Asie , h quiconque veut l'être, A quiconque en Son sein porte un assez grand cœur Pour oser d'Alexandre être le successeur. Sur le nom de l'esclave, et sur ses aventures. J'ai formé dès long- temps d'étranges conjectures : J'ai voulu m'éclaircir; mes yeux dans ces remparts Ont quelquefois sur elle arrêté leurs regards ; Ses traits , les lieux, le temps où le ciel la fit naître. Les respects étonnans que lui prodigue un maître 9 Les remords de Cassandre, et ses obscurs discours, A ces soupçons secrets ont prêté des secours. Je crois avoir percé ce ténébreux mystère.

HEEMAS.

On dit qu'il la chérit , et qu'il l'élève en père.

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ANTIGONB^

Nous verrons.... Mais on ouvré , et^se temple sacré Nous découvre un autel de guirlande paré : Je vois des deux côtes les prêtresses paraître^ Au fond du sanctuaire est assis le gryid-prètre ; Olimpie et Gassandre arrivent k l'autel !

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