‹ Théâtre complet de Voltaire, avec notes, remarques et variantesChapitre 196 sur 275 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

L'HIÉROPHANTE, Pretrbs, PRâxRBSSES,. STATIRA.

Venez; vous ne pouvez, k vous-même contraire. Refuser de remplir votre saint nnnistère. Depuis l'instant sacré qu'en cet asile heureux Vous avez prononcé d'irrévocables voiux.

Ce grand jour est le seul où dieu vous « choisie Pour annoncer ses lois aux vaiïiqueurs de l'Asie. Soyez digne du dieu que vous représentez.

STATOLA y couTerte d'un voila qui aocompagn* son visage sans le cacher , et Tétne comme les antres prêtresses.

O ciel ! après quinze ans qu'en ces murs écartés» '

Dans l'ombre du silence au monde innaecessible ,

J'avais enseveli ma destinée horrible.

Pourquoi me tires-lu de mon obscurité?

Tu veux me rendre au jour, a la calamité....

(l'Hiérephante. )

Ah ! seigneur , en ces lieux lorsque je suis venue , C'était pour y pleurer, pour mourir inconnue;

Vous le savez.

(*) La prêtresse iofénenre va chercher Arsane.

3CK> euiint.

Ld ciel vous prescrit d^autheà lois; Et quaod vous préiîdo pour la prenlëre fois - Aux pompes de ïhjm€n, à nqtre grand mystère , Votre nom, TOtre rang y ne peuvent phis se taire ^ U faut parier. *

STATIRA

Seîgnevir, qu'importe qui Je soÎ5?

Le sang le plus abject , le sang- des ptus' ^i*ànds rois , ]Se sont-ils paff ëjgaax devant fEcre suprême?- On est connu de lui bten plus que de soi-m.6iQé, De grands noms autrefois avaient pu me flatter^ Dans -la nuit de la tombe il les fbut emporter. LaiS9裫fhoi pour jamais en perdre la mémoire.

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