‹ Théâtre complet de Voltaire, avec notes, remarques et variantesChapitre 258 sur 275 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

OCTAVE , »«il.

' Que d'injures nouvelles î'

Quel reproche accablant pour mon cœur oppressé ! Ce cœur m'en a dit plus qu'elle n'a pronottcé. Le cruel est haï , j'en fais l'expérience; Je suis puni,4ejà de ma toute^uisaBno^r A peine je gouYierne» à peine j'^ goûté Ce pouvoir qu'on m'es vie 4. et qin .m'a tant evâlé.

ÀGTB QUÀTIIEMB. 4^5

Tu veux régner y Octave 9. et tu chéris la gloire;

Tu voudrais que ton nom vécût dans la mémoire ^

Il portera ta honte à la postérité.

Être a jamais haï ! quelle immiHtalrté !

Mais l'être de Juèie, cl Tèlre avec justice 2

Entendre cet arrêtai fait seul ton snpplioe!

Le peux-tu supporter ce toufmmit douloureux

D'un esprit emporté par de contraires v«ilx ,

Qui fait le mal qu'il hait ^ et fuit k bien qu'il aîme(y).

Qui cherche a se tromper ^ et.qui se hait lui-même?

Faut-il doiDC que l'amour ajoute k mes furears-?

Âh ! l'amour était fait pour adoucir nos mœurs.

D'indignes voluptés corrompaient mon jecm âge ;

L'ambition succède avec toute sa rage.

Par quel nouveau torrent f« me laisse emporter!

Que d'ennemis a vaincre ! el comment les dompter?

Mânes du gi'and Géisar ! d mo» maître I 6 mou. père !

Que Brutus immola ! mais que Brutus révère ,

Héros terrible et doux à tous tes ennemis >' '

Tu m'as laissé l'empire h ta valeur soumis;

La moftié de ce faix accable ma jeunesse.

Je n'ai que .tes diéfauts^ je n'ai que ta fiublesse;

Et je sen« dai^ mou omar, de remord» coinliaAtu,

Que je n*osc avec toi disputer de vertu.

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