SCÈNE PRÈMIÈftË
JULIC, FULYJE.; GiOlDlS» d«iit,le foad.
Vous me l'aviez bien dit qa'il me ifallait tout crainj{i e. Yoilk donc nos «uccès |
PULVIE.
Vous êtes seule k plaindre f Vous aviez devant vous -un avenir heureux ; Vous perdez de beaux jours ^ et moi des jours affreux.- Yiveifr, ^i vous r^odèz : |e dëteftte k vie ) Ma main n'a pu suffire a mon anie hardie. Ces monstres, que le ciel veut encor protéger Sont plus heureux que nous dans l'art de se venger. Pompée , en s^approchant de ce perfide Octave ^^, En croyant le punir, n'a frappé qu'une esclave. Qu'un des vils instrumens de ses sanglans complots, Ëidigne de mourii: sofis la main d'un héros. D*un plus grand ennemi j'allais purger le mondé) Je marchais , j'avançais dans cette nuit profonde ;' Mon bras était levé, lorsque de tioùtes- parts Les flambeaux rallumés ont frappé mes regarda. Octave tout sanglant a paru dans là tenté. De leurs lâches licteurs une troupe iosotenté Me conduit en ces lieux captive auprès de voUs. Fléchissez vos tyrans ; je brave ici leurs coîips. Qu'on me laisse le jour, ou bien qu'on mè punisse ; Ma vengeance est perdue , et votlk mon supplice. Ciel ! sitaveutêncor prolonger mes destins, Que ce soit seulement nôur mieux armer mes mains , Pour mieul servir ma haine et ma fureur trompée.
JULIE
Hélas! avez- vous Su. Ce que dévient Pompée? Est-il Vivant ou mort en céi déserts sanglans? Anfide aurà-C-il J>u dérober âut tyrahS Ce héros tant pfoscrit que là terre âbàni^ônne 9
Iln'tiM m'eA flàtlir; mais àuciitl àè ifoopçèiiftè TniATH, Tom m. ^>
499 iM tÊMmifo^am,
S'il honora dans Rooie , et «ortont «a combat» , Un nom dont il est digne , et qu'il n'iifurpe pas» Si TOUS êtes îakmz da nom qu'il ùàt revivre > Songez k Tégaler , plutôt qn^ le poatsnhrre.
dCTATB.
Oui, César est jaloux éomme il ett irntë.
Je crois valoir Pompée , el j'en suis peu flatté.
Et yous.... Mais nous allons approfondir le eiiinew
SCàNE lY.
OCTAVE, ANTOINE, JULIE, un Tbibuh, GAaim».
▲NTOINB.
Eh bien ! qu'ayez-yous lait?
LB TRIBCK.
On conduit là yictîme.
JUUB.
Quelle Tictinle , 6 ciell
ocTAyc;
Quel est ee malheureux?
Où l'a-t-on retrouvé ?
UKTmUDN.
Vers ces antres affreux»
Au milieu des rochers, qu'a frappés le tonnerre ; Du saog de nos soldats il a rougi la terre. Aufide I de Fulvîe en secret confident , A côté de ce traître est mort en combattant^ Il n'a cédé qu'à peine au nombe , k ses blessures. JVos soins multipliés dans ces roches obscures Ont du sang qu'il perdait ^rrété'les torrens • Et rappelé la vie en ses membres sanglana* On a besoin qu'il^ vive , et que dans les supplices n vous instruise au moins du nom de ses complices.
ANTOINE
C'est quelqu'un des proscrits , qui^i frappant au hasard ,
IHoui rapportait la mort aux lieux dont elle part.
On l'aura pu choisir dans une foule obscure.
Casca fit a César la première blessure ^7.
Je reconnais Fulvîe et ses vaines fureurs ,
Qui toujours contre nous armeront des vengeurs;
Mais je la forcerai de nommer ce perfide «
LB TRIBUN
Il n'en est pas besoin; sa fureur intrépide
De ce grand attentât se fait encor honneur ; n n'en cachera pas le motif et l'auteur.
OCTAVE
Vous pâlissez, Julie.
fi vient,
JttLiÈ.
Ciel impbcable/ Vous ttottSi^attdomieit!
SCÈNB V*
Les ActEGRS I^RBcéoENS, POMPÉE, btestë et. soutenu.
GAROfiS.
OCTAVlE.
Quel es-tu ? misërahlé !
A ce meurtre inouï «jui pouvait t^engager?
Est-ce Octave qaà parle, et m*o<c iiitm'(yger?
LE TRIBUN
Réponds au Triumvir.
£h hién ! ce nom funeste , £h bien ! ce titre affireuz qîie |a terré déteste , Devaient t'apprendre assez mon devoir, nies desseins.
JULIE
Je me meorrf I '
Octave.
Qui sont-ils?
POMPÉE
Ceux de tous les Romain».
A9ÏTOI8ifi.
Dans un simple soldat quelle étrange arrogance !
OCTAVE
Sa fermeté m'dtorâe , «osi que sa vaillance. Qu'es- tu donc?
P(^«pto.
iTn Rmam digne d'un meiUeur sor^
OCTAVE
Qui t'amenait ici ?
T#s«hâiliii«is, Ifli mort;
470 LB-mmiyiàAv*
Tu sais qu'elle était îuste.
JUUB.
Enfin , la nôtre est sûre I
' POMPéz.
Du monde entier sur toi j'ai dû yenger l'injui'e. Apprenez , Triumvirs , oppresseurs des humains , Qu'il est des Sc^Tola comme il est des Tarquins. M^me erreur m'a trompé... Licteurs , qu'on me présente Le feu qui doit punir ma main trop imprudente ; Elle est prête k tomber dans le brasier vengeur , Ainsi qu'elle fut prête k te percer le cqeur.
OCTAVE
Lui 9 le soldat d'Aufide ! A ce nouvel outrage , A ces discours hardis , et surtout au courage Que ce Romain déploie à mes yeui: confondus « A ces traits de grandeur sur son front répandus , -' Si je n'étais instruit que Pompée en sa fuite Au pied de l'Apennin brave eu cor ma poursuite. Je croirai^... Mais déjà vous me tirez d'erreur , Vous pleurez , vous tremblez ; c'est Pompée.