JOUE
. Ah 9 seigneur ?
FOHPÊE.
Tu ne t'es pas trompé : le Romain qui te brave , Qui vengeât^ sa pairie et d'Antoine et d'Octave^ Possède un nom trop beau, trop cher k Tunivers, Pour ne s'en pas vanter dans l'opprobre des fers. De Pompée en ces lieux je t'ai promis la tête : Frappez « maîtres du monde , elle est votre conquête.
Malheureuse!
OCtAVE.
O destins!
JULIE
' O pur. aang. des héros I
POMPEE
Je n'ai pu de mon père égaler les travaux : Je cède k des tyrans ainsi que -Ce grand homme; Et je meurs comme lui le défenseur de Rome.
JULIE
Octave , es-tu content ? tu tiens entre tes mains , Et Julie , et Pompée/ et le sort des humains.
Çrëtends-lu qu'à tes pieds mes lâches plears s'épuisent?
Le faible les répapd^ les. tyrans les méprisent.
Je me reprocherais jusqu'au moindre soupir ,
Qui serait inutile et le ferait rougir.
Je ne te parle plus du vainqueur de Pharsale.
Si ton përe a du sien j^euré la mort fatale ,
Celui qui des Romftins n'est plus que le bourreau
N'est pas digne de ^uivfe un exemple si beau.
Tes édits Tout proscrit , arraclie-lui la vie;
Mais commence par moi) commence par Jiilie :
Tandis que je vivrai tes jours sont eu danger.
Va y ne me laisse point un héros a vcngeif'.
Toi qui m'osas aimer , apprends à me connaître ;
Tyran , tu vois sa femme ; elle est digne de l'être.
OCTAVE
Par un crime de plus fléchit-on m<m courroux ? . Il n'est que plus coupable en étant votre époux. Antoine , vous voy^z c6 que nos lois demandent.
ANTOINE
Son supplice : il le faut ; nos légions l'attendent. Je ne balance point; César a pardonné ; Mais César bienfesant es| mort assassiné.. Les intérêts , les temps » le< hommes , tout diffbre. Je combattis longr temps et j'honorai son pière. Il s'arikia nobleinent pgur le sénat romain : Je ne connais son fils que pour un assassin.
POMPEE
Lâches 1 par d'autres mains vous frappez vos victimes. J'ai fait une vertu de ce qui fait tos crimes ; Je n'ai pu vous frapper au milieu des* combats; Vous aviez vos bourreaux , je n^avaisque mon braç. J'ai sauvé cent proscrits; et je l'étal jf moi-même : Vous l'êtes par les lois. Votre grandeur suprême Fut votire premier crime > et méritait la înort. Parle droit des brigiuids arbitre^ de mon sort , Vous croyez m'abaisser ! vous ! dans votre insolence Sachez qu'aucun mortel n'aura cette puissance. Le ciel même , le ciel, qui me laisse périr , P^ut acciJïler Pompée^ et non pas l'avilir.
47^ ^ ttioiiTaiAf;
AKToiirt.
Vous voyez sa fureur i elle nous justifie. Assurez notre vtnpire*i assurez votre vie
Barbares! *
'Je connais son courage eStën^^'^ Et Julie en l'aimant l'a dëja condamne.
▲NTonrÉ^ Sa mort depuis long-temps fué par nous prëpdrëe ; Elle est trop légitime 9 elle est trop diSîérëe. C'est vous qu*îl attajfuait^ c*est vou» seul qui devez Annoncer le destin que vous lui réservez.
OCTAVE
Vous approuvez ainsi Farrêt que je vai# rendre?
AKTOXK«>
Prononcez , fj souscris.
POltyi^E.
Je suià prêt k l'entendre, k le subir.
OGTAYlr^â^rèiUnlong tilebt*;
Je -suis le maître de Son sort :
Si je n'étais que juge, il irail lija mort; Je suis Bis de César , j'ai son exemple à jsuivre ; C'est k moi d'en donner.... Je pardonne; Q doit vivre. Antoine > imitez-moi : j'annonce aux nations Que je finis le meurtre et les proscriptions ; EUes^oBl trop duré | je veux que Rome apptettne.. ..
AKtonrE.
Que vous voulez ^r moi laisser tomber la baine , Rametier les esprits pour m-'en nrieot éloigner, Séduire les Romains*, pardonneir pour régner.
OCTAVËk
Non , je veux vous apprendre k vaincre la vengeance r L'amour est plus terrible , a plus de violetiee. A mon âge, peut^tre, il devait m 'emporter; Il me combat encore, et je veux le dompter. Commençons l'un et l'autre un empire plus jeMe. Que Ton oublie OcUve , ki qa*on chétlM Aflgn^ *^
AGTt GIHQVIBUE. 47^
Soyez jaloux de moi , mais pour mieux effacer Jusqu'aux traces du saiDg qu'il irous fallut verser. Pardonnons a Fulvie , k ces malheureux restes Des proscrits ëdivppës -a nos ordr^ funestes*, Par les cris des humains laissons- nous désarmer; Et puisse Rome un jour apprendre à nous aimer *9 !
( A Julie. )
3t vous rend» k ÏV)îiipëe , en lui reridant la Tie ; , Il n'aurait rien reçu s^l vWait sans Julie.
C A Pompée. )
Sois pour ou contre flous, hrave ou subis nos lois ,
Sans te craindre ou 4'aimer je. t'en laisse le choix.
Soutenons k l'en vi les graads.aams de nos pères ,
Ou ipën^reuK amis, «u noMes^versaires.
Si du peuple ronfiani tu te ctois le vengetir,
Ne sois mon ennemi que dans les champs d'honneur.
Loin du Triumvirat va chercher un refuge.
Je prends entre nous deux la victoire pour juge»
Ne versons plus de sang qu'^u milieu des hasards ;
Je m*en. remets aux dieux , ib sont pour les Gësars.
OctftVft» «st-oelnea tous? e»t<-il vrai?
POMJ^ÉÈ.
Tu m'ëietanel!
£0 mti tn deviens grand, en vafn tti me pardtmnes; Rome , l'état , mon nom , nous rendent ennemis. La hain« qu'entre nous nos pères ont transmis Est par eux commandée , et comme eux imifiortelle. Rome par toi soumise a son secours m'appelle. J*emploirai tes bienfaits , mais pour la délivrer ^ y a , je la dois servir , mais je apis t*admirer.
nm DU TlIVMYlHAT.
»^%» %%%% %%% V»»» »»%» »»»»%»%» %%%K »%%% ^<»%» »«»%»%<%<»<fc^^%% W»% »,^%«
NOTES